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Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Malgré son côté has-been, bon coup de filet du 400e d'avoir été cherché Sir Paul McCartney. On aimerait tous avoir des has-beens comme lui pour un spectacle... cheers

Paul McCartney à Québec le 20 juillet

Presse Canadienne

Québec

Paul McCartney chantera sur les plaines d'Abraham le 20 juillet prochain, dans le cadre des Fêtes du 400e anniversaire de Québec.


La suite ici.

Dernière édition par Carl Fiset le Lun 30 Juin - 23:56, édité 1 fois

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Vidéo de McCartney, gracieuseté de canoe.com

http://video.canoe.ca/index.jsp?fr_story=FRdamp280821

jean desrosiers

un has been? son dernier disque est tout simplement excellent! et il donne tout un show en plus,c'est de très loin l'artiste qui a le plus vendu de tous les temps:beatles wings et solo

jean desrosiers

set list de son show à kiev devant 350 000 personnes:


Paul's dazzling 33 song set performed tonight in Independence Square, Kiev. Look out for images very soon...

Drive My Car
Jet
All My Loving
Only Mama Knows
Flaming Pie
Got To Get You Into My Life
Let Me Roll It
C Moon
My Love
Let Em In
The Long And Winding Road
Dance Tonight
Blackbird
Calico Skies
Follow The Sun
Mrs Vanderbilt
Elenor Rigby
Something
Good Day Sunshine
Penny Lane
Band On The Run
Birthday
Back In The USSR
I Got A Feeling
Live And Let Die
Let It Be
Hey Jude
A Day In The Life/Give Peace A Chance
Lady Madonna
Get Back
I Saw Her Standing There
Yesterday
Sgt. Peppers Lonely Hearts Club Band


et avec paul,c'est pas un 350000 du carnaval....

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Le groupe Gillet a tenté sans succès d'attirer McCartney à Montréal:

http://www.cyberpresse.ca/article/20080711/CPSOLEIL/80711113/7137/CPSOLEIL05

www.cyberpresse.ca

Entrevue de rêve avec Paul McCartney

Régis Tremblay

Le Soleil

Québec

Imaginons l’entrevue des entrevues : la mère de toutes les entrevues avec Paul McCartney! Un entretien-fleuve qui embrasserait l’ensemble de sa carrière. À partir de déclarations faites au fil des ans par le Beatle, puis l’ex-Beatle, faisons un montage serré de ses propos les plus significatifs, en les coiffant de questions de notre cru, mais toujours pertinentes. Comme si toutes les réponses de McCartney, parfaitement authentiques, faisaient partie d’une seule et même entrevue. Une entrevue de rêve!

Q Quelles furent vos plus grandes influences, au début de votre carrière?

R Elvis Presley et Buddy Holly. Elvis avait une allure fantastique. On se disait : «C’est lui! C’est lui! Le Messie est arrivé!» Quand on se sentait mal, on rentrait écouter un 78 tours d’Elvis. Ça guérissait n’importe quelle déprime. Ensuite, tout ce qu’on a fait a été inspiré de son premier album... Buddy Holly a été l’une de mes plus importantes influences quand j’ai commencé à écrire. Quand le catalogue de ses chansons a été mis en vente, je me suis dit que je préférais avoir cela plus que tout autre chose au monde.

(The Paul McCartney Encyclopedia)

Q Qui a décidé que les chansons des Beatles seraient toujours attribuées à Lennon — McCartney et jamais l’inverse?

R Sur notre premier album (Please Please Me, 1963), 8 des 10 chansons ont d’abord été inscrites McCartney — Lennon... J’aurais bien aimé que cela demeure ainsi, mais John avait la personnalité la plus forte. Je crois qu’il s’est entendu avec Brian (Epstein) avant que j’aille le voir. Je n’ai pas été assez futé. Je me suis rallié en disant : «Oh, et puis merde!»

(Anthology)

Q Comment avez-vous composé Yesterday?

R Je me suis réveillé avec cet air en tête. J’avais un piano juste à côté de mon lit, devant la fenêtre. Je m’y suis assis, j’ai plaqué un accord de sol... Et j’ai trouvé un fa dièse, et ça m’a amené à un si, puis à un mi mineur, etc. Tout ça coulait de source. J’aimais beaucoup la mélodie. Mais comme je l’avais rêvée, je n’arrivais pas à croire que c’était moi qui l’avais écrite. Je me disais : «Non, non... Je n’ai jamais écrit comme ça auparavant»... Les premières paroles étaient : «Scrambled eggs, oh my baby, how I love your legs...» En général, les gens se marraient à ce moment-là, et j’ai dû trouver d’autres paroles!

(Many Years from Now, par Barry Miles)

Q Y a-t-il un fait particulier qui vous a convaincu d’arrêter définitivement les tournées avec les Beatles?

R Il y eut un horrible concert, à St. Louis, dans le Missouri, le 21 août 1966. Il pleuvait et on n’avait que des bouts de tôle ondulée au-dessus de la scène pour nous protéger. Il y avait le risque que l’eau sur les amplis nous fasse tous sauter. Ça a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est ce jour-là que j’ai craqué. J’ai dit aux autres : «Vous aviez raison. Moi aussi, j’en ai plein le dos!» Et eux ont rétorqué : «Ça fait des semaines qu’on te le dit!»

(Band on the Run : A History of Paul McCartney and Wings, par Barry McGee)

Q Qui a eu l’idée du concept de Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band?

R En 1966, dans un avion qui me ramenait de Nairobi, j’ai eu cette idée : inventons-nous un groupe alter ego. Ce serait un élément désinhibant, libérateur. Ce ne serait pas les Beatles qui seraient à l’origine de tous ces sons, mais les autres, ce groupe dans lequel nous pourrions perdre notre identité. Plus tard, en cherchant un nom à ce groupe, j’ai jeté un coup d’œil à la salière et à la poivrière qui se trouvaient devant moi, et j’ai commencé à jongler avec les lettres S et P... Salt and pepper... Sergeant Pepper!

(Many Years from Now)

Q Plusieurs rumeurs courent au sujet de la consommation de LSD pendant l’enregistrement de Sgt Pepper. Pouvez-vous nous en raconter une?

R Après avoir pris du LSD en studio, John a paniqué. George m’a conseillé d’accompagner John chez lui. Après, nous sommes allés chez moi et John m’a offert de l’acide. J’ai dit oui. Après un moment, je lui ai dit : «Ça y est, je sais... Je sais! Dieu est partout. Dieu est présent dans l’espace qui nous sépare. Dieu est dans la table en face de toi.» Il se trouve que j’ai compris tout ça grâce à l’acide. Mais cela aurait pu être grâce à n’importe quoi d’autre.

(Blackbird : The Life an Time of Paul Mc-Cartney, par Geoffrey Giuliano)

Q Quelle était votre attitude par rapport aux drogues dures?

R J’avais très peur des drogues dures, ayant eu une mère infirmière. Quand je me retrouvais quelque part avec des types qui me disaient : «Tu veux sniffer un peu d’héroïne?», j’ai fini par répondre un jour : «Juste un petit peu alors...» Le plus dur, dans ces situations, est de résister à la pression de l’entourage. J’ai pris une fois de l’héro avec les Rolling Stones. Quand j’en parle, je dis toujours que c’est comme traverser un champ de mines. J’ai eu vraiment beaucoup de chance, parce que si quelqu’un m’avait fait sniffer un jour la bonne dose et si j’avais aimé ça, je serais devenu héroïnomane.

(Many Years from Now)

Q À propos de Hey Jude, le simple le plus vendu de l’histoire des Beatles, John a raconté que cette chanson lui était destinée. Est-ce vrai?

R Elle s’adressait plutôt à son fils Julian. Hey Jude est une chanson dont j’ai eu l’idée pendant un trajet en voiture jusqu’à Kenwood (demeure de Lennon) où j’allais rendre visite à Cynthia (la femme de John) et à Julian, juste après le divorce. Ce jour-là, j’ai commencé avec les mots Hey Jules, un diminutif de Julian. J’éprouve toujours de la peine pour les gamins dans les divorces. Quand je suis arrivé à Kenwood, j’avais toute la chanson. J’ai changé le nom pour Jude parce que je trouvais que ça sonnait mieux que Jules.

(Band on the Run)

Q Le 10 avril 1970, vous annonciez à la presse que vous quittiez les Beatles. On sait maintenant que c’est John qui a d’abord abandonné le groupe, dès septembre 1969, une information tenue secrète. Comment avez-vous réagi à la fin des Beatles?

R Je présentais tous les symptômes classiques du chômeur, du gars inutile. Vous commencez par ne plus vous raser, parce que vous n’en avez plus rien à cirer. Une colère, profonde et sourde, s’installe en vous. Une colère d’abord dirigée contre vous-même, et ensuite contre le reste du monde. Et cette colère pouvait se comprendre : j’étais en train de me faire rouler par mes potes! Je ne me levais plus le matin. Et si je me levais, je me servais un truc à boire, au saut du lit! Dès l’instant où je ne faisais plus partie des Beatles, ça devenait franchement difficile.

(Many Years from Now)

Q Si vous aviez à décrire en un mot ce qui faisait l’essence des rapports entre vous, John, George et Ringo, quel serait ce mot?

R Les Beatles, c’était surtout l’humour! Ça fusait constamment entre nous. Nous avions un humour très exclusif qui nous protégeait de l’extérieur.

(Many Years from Now)

Q Y a-t-il des disques de vous que vous n’aimez pas?

R Chaque fois que je fais un album, cela me prend trois mois pour pouvoir l’écouter. Après Wild Life, je me suis dit : «Merde, on s’est fourvoyé!» Quant au suivant, Red Rose Speedway, je ne le supporte pas!

(Band on the Run)

Q Comment faites-vous pour vivre dans la peau d’une légende vivante? N’est-ce pas lourd à porter?

R De temps en temps, je m’arrête cinq minutes et je me dis : «Je suis Paul McCartney!» Rien que le nom sonne comme une légende. Mais bien sûr, il ne faut pas trop y penser, sinon on perd le contrôle. C’est tentant de croire à sa propre légende, de vouloir la vivre, l’incarner... Dans ma tête, j’ai toujours fait la distinction entre lui et moi. Lui monte sur scène, il est célèbre. Et puis il y a moi, un gamin de Liverpool. Même à mon âge, ce petit être à l’intérieur de moi n’a pas changé. Toutes ces choses qui se sont passées ne m’ont pas affecté tant que ça, même si elles ont eu une incidence sur le personnage que j’incarne.

(Many Years from Now)

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Il y a définitivement un problème avec les Montréalais et les nationaleux:

http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/exclusif/archives/2008/07/20080716-070300.html

Simon Forgues

Moi,il y a une chose en tout cas que je constate avec McCartney. C'est qu'il est capable de flairer la bonne affaire là où elle est. Ça fait des années qu'il rit de nous autres à cause des histoires de phoques. Appelant même au boycott. Même le premier ministre de Terre-Neuve et Labrador avait cru bon de remettre les pendules à l'heure sur les ondes de CNN devant Larry King. Pas de farces !

Pas plus tard qu'en janvier dernier, il racontait des affaires GROSSES comme ça sur le Canada et la pratique de la chasse aux phoques sans même se soucier de l'importance que cela revêt pour plusieurs personnes de l'Est et du Nord canadien. Qu'on soit pour ou contre, on n'est pas obligé de se faire dire quoi faire par M. McCartney à la botte de la Bardot.

Là, tout d'un coup, on est beau et on est fin. Ouin ! Pas pour rien que le bonhomme est riche à milliards. Il a le sens des affaires.

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

De deux choses l'une: pourquoi les journalistes et nos artisses n'ont pas soulevé le point que souligne Simon? Il me semble que cela aurait eu plus de sens de s'opposer à la venue de McCartney. Mais on constate par là leur esprit étroit. Il n'est pas dit qu'on se serait opposé autant s'il avait décidé plutôt de donner son spectacle à Montréal. En tout cas, ça reste à prouver.

L'autre: «McCartelenez» n'aura pas seulement fait la piasse avec le spectacle seul. Il y aura la présentation du spectacle sur Indigo et les autres Pay-Per-View ainsi que le DVD. Donc, Paul «Mercantile» (dixit RBO) aura sa cote sur le DVD et le show PPV. D'ailleurs, Angelil doit rager de jalousie de lire les journaux depuis quelques jours parce que Céline n'aura pas le même «exposure» que Ti-Paul. Mais le 400e ne sera pas en reste. Lui aussi aura sûrement sa cote sur le DVD et le PPV. Et c'est sans parler de l'impact sur la ville de Québec et de l'endroit comme lieu de spectacle en plein air pour des gros et des moins gros noms. Donc, si Luck Mervil ou Pag ne donnent pas gratis leur spectacle subventionné à plein durant le Festival lorsqu'ils viennent à Québec, c'est qu'ils ont eux aussi le sens des affaires. La seule chose qui les différencie de McCartney c'est leur impact sur la musique passée et actuelle, ce qui influe sur leur cachet.

Tout ce que j'ai écrit précédemment n'enlève à l'opportunisme de notre «ami» Paul. Mais plutôt que de pleurnicher sur le fait qu'il est Britannique et qu'il parle anglais, si on avait soulevé la contradiction que soulève Simon, cela aurait été plus solide comme argumentation et là, on aurait eu un débat plus sérieux. À la place, Paul McCartney trouve très amusant les enfantillages de Curzi, Falardeau et compagnie. Ça montre à quel point ces gens sont déconnectés de Québec, des actions de Daniel Gélinas, du 400e. Il y en a des problèmes, mais quand vont venir les solutions pro-actives? Elles ne viendront pas de la politique en général, encore moins des souverainistes en particulier.

Simon Forgues

Moi, en tout cas, je ne me serais pas gêné pour la lui remettre sur le nez, sa photo avec Heather sur la banquise devant des phoques attendrissants et ses propos durs à l'égard du Canada. Des sanguinaires, disiez-vous M. McCartney ?

Dans un communiqué publié à l'époque, Paul McCartney a écrit:«Comme moi, vous avez sans doute vu les images abominables de ces bébés phoques sans défense battus et tués pour leur fourrure.»


Et comme si ce n'était déjà pas assez, Paul McCartney a écrit:«Des phoques blessés laissés à l'agonie. Des bébés encore vivants dont
on tranche la chair à vif. Et quelle est la raison à tant de
souffrance? Que quelqu'un puisse vendre leur fourrure.»


Bien oui, toi chose. Des centaines de Canadiens tirent leur subsistance de la chasse aux phoques. Des monstres, M. McCartney. Bien sûr, l'argent, même des monstres du gouvernement canadien qui a subventionné à grands frais les célébrations du 400e, n'a pas d'odeur. Évidemment, on me répondra que le spectacle auquel vous prendrez part, lui, n'a pas été payé par l'État canadien ou québécois. C'est sûr. Mais la seule pensée que vous puissiez vous livrer en spectacle dans un pays que vous avez descendu en flamme à peine quelques mois plus tôt (en janvier dernier) me donne des hauts-le-coeur. Hé que le monde a la mémoire courte !

Et dire que dans les journaux on lisait des commentaires pas très élogieux sur l'ex-Beatle. Et dire que dans les conversations de café on aurait donc aimé lui dire de se mêler de ses affaires. Ah, c'était il y a longtemps. Non, pas tant que ça. Il y a à peine six ou sept mois, tout au plus.

Simon Forgues

Mon constat ? Lui, un opportuniste. Nous, des colonisés. La prochaine fois, souvenez-vous donc, bande de caves, que le monsieur en question ne voulait au fond que jeter des familles sur le chômage ou, pire encore, sur l'aide sociale, anéantir les stocks de poissons déjà fortement minés par la surpopulation de phoques et s'ingérer dans la politique nationale canadienne, et tout ça pour sauver des phoques dont il a évidemment trié les images pour nous montrer que les plus sordides d'entre toutes. Rien que ça ? Oui, rien que ça. Et tout ça en même temps.

Simon Forgues

Tiens, mes bons amis du Québec comme du Canada, c'est comme ça que McCartney et sa bande de "freaks" nous dépeignaient le Canada depuis la banquise pas plus tard qu'en janvier dernier. Belle photo, n'est-ce pas ?

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

www.cyberpresse.ca

Sir McCartney et la chasse au phoque


Le Soleil publiait en mars 2006 un reportage sur les manifestations des opposants à la chasse au phoque au large des Îles-de-la-Madeleine. Accompagnait cet article une photo de Paul McCartney et de sa compagne du temps, Heather Mills. Ils étaient tous les deux allongés trop près d'un petit blanchon, qui a tenté de les mordre. Contrairement à ce que cela laissait entendre, la chasse aux petits blanchons est déjà interdite depuis plus de 10 ans. Pourquoi s'acharner à vouloir interdire la chasse au phoque alors qu'elle constitue une part essentielle de l'économie des insulaires, en plus d'être un revenu indispensable pour les pêcheurs, et de constituer, depuis des décennies, une activité qui contribue à l'équilibre des espèces marines du golfe? (ex. la morue)

Le 20 juillet prochain, Sir Paul McCartney vient nous aider à célébrer le 400e de la ville de Québec, au cachet modeste de 3 millions $. Bien qu'on fera de ce spectacle un succès au mètre carré, comment comprendre, qu'outre Céline Dion et Robert Lepage, l'on n'ait pu trouver des représentants(es) francophones de la belle ville de Québec, ou à la limite, de la province de Québec, ou du Canada francophone?

Sans en faire un plat nationaliste, on peut rapidement convenir qu'en célébrant le 400e anniversaire de la ville de Québec, c'est aussi la survivance du fait français que l'on fête.

Par respect pour les pêcheurs Madelinots, espérons que les Madelinots de la ville et les Québécois s'en souviendront le 20 juillet prochain.

André Gagné
Gaspé

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

www.cyberpresse.ca

Les chasseurs de phoque ne troubleront pas le spectacle de McCartney

Baptiste Ricard-Châtelain

Le Soleil

Les chasseurs de phoque québécois dénoncent la présence à Québec du chanteur Paul McCartney, qui a relancé son appel au boycottage de leur gagne-pain au début du mois, en Belgique.

Leur plan initial prévoyait qu'une délégation débarquerait au coeur des festivités du 400e anniversaire de Québec. Mais la relative unanimité autour de la présence de la vedette populaire semble freiner les ardeurs des militants.

Joint sur son bateau de pêche, le porte-parole de l'Association des chasseurs de loups marins des Îles-de-la-Madeleine, Denis Longuépée, se montre néanmoins critique: «C'est sûr qu'on n'est pas vraiment contents que ce soit McCartney. Mais on ne veut pas faire de bisbille pour le 400e anniversaire de Québec.»

«Je ne pense pas que quiconque parte des Îles-de-la-Madeleine pour voir Paul McCartney.» Sa visite en compagnie de sa femme sur la banquise du golfe du Saint-Laurent, il y a deux ans, pour réclamer l'abolition de la chasse au phoque, est toujours fraîche dans la mémoire des Madelinots, assure Denis Longuépée.

«Québec, ç'a été fondé comment? Ç'a été fondé avec la traite de la fourrure!» Les Européens ont traversé l'océan pour profiter de nos talents de chasseurs, pour s'enrichir, plaide le pêcheur, mais ils voudraient maintenant éliminer l'industrie.

M. Longuépée aurait voulu s'entretenir avec l'étoile anglaise au cours de son passage au Québec. Pour discuter, expliquer. Puis une délégation aurait distribué des tracts aux spectateurs afin de convertir les fidèles à la chasse au phoque.

«Si j'étais à Bruxelles et que j'étais mal informé, peut-être que je serais contre la chasse, moi aussi», enchaîne Réjean Vigneau, un autre chasseur. Il reconnaît que l'activité «n'est pas la plus belle à voir» mais assure du même souffle que la méthode du coup de gourdin est éprouvée. «Nous aussi, si la chasse était cruelle et barbare, on serait contre ça. L'important, c'est que le travail soit bien fait.»

M. Vigneau critique vertement l'utilisation de fonds publics pour la venue de Paul McCartney, autant parce qu'un chanteur britannique célébrera l'arrivée des Français que parce que celui-ci réclame la fin de la chasse. «C'est certain qu'on voit d'un oeil négatif qu'on l'encourage. Je trouve que le 400e a le don de se mettre les pieds dans le plat.»


La suite ici.

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Une autre histoire de moron, celle de Denis Coderre. à mettre dans la filière 13:

Paul McCartney sur les Plaines : les opposants, des «morons», selon Coderre

Simon Boivin

Le Soleil

Québec

Ceux qui dénigrent la participation de Paul McCartney aux célébrations du 400e se comportent comme de véritables «morons», estime le député libéral Denis Coderre.

De passage dans la capitale nationale, l’élu fédéral au franc-parler n’a pas manqué sa chance de casser du sucre sur le dos des députés péquistes et des artistes qui ont vu dans la présence de l’ex-Beatle une «canadianisation» de la fête de Québec.

«Ils ont manqué une belle occasion de se la fermer, a lancé M. Coderre, qui ne pourra assister au spectacle lui-même. Je trouve ça petit et gênant. Je sais que les gens de Québec savent faire et qu’il y aura une extraordinaire réception pour Sir Paul.»


La suite ici.

Simon Forgues

On n'en est pas à une niaiserie près ni d'un bord, ni de l'autre. Et Coderre en est, lui aussi, un "brillant" exemple, effectivement.

J'ai beaucoup aimé, Carl, le passage que tu as cité où l'intervenant fait remarquer, n'en déplaise à Sir McCartney, que la traite des fourrures a effectivement contribué, plus que largement d'ailleurs, à façonner le territoire et sa démographie tel qu'on le connaît aujourd'hui. Je remarquerai, aussi, qu'il s'agit là effectivement d'une manière de subsister pour plusieurs personnes et que j'aime autant les voir frapper à coup de gourdin sur la tête des phoques que de faire la file pour un chèque de chômage.

C'est en établissant des comptoirs de fourrures depuis les Grands-Lacs jusqu'à la Côte-Nord en passant par la Baie-James que le Canada, et le Québec incidemment, se sont développés. Et ça ne date pas d'hier.

Je lisais cette semaine à propos de la vente de La Baie qu'il s'agissait bien sûr de la plus vieille compagnie encore en opération en Amérique du Nord et que le début de ses activités nous ramène 338 ans en arrière. Je rappellerai, pour le bénéfice des amis (pas de poil) des amis à poils, que cette compagnie a vu le jour grâce à la traite des fourrures.

Quand McCartney, comme je l'ai écrit précédemment, est venu faire ses "sparages" pour épater la galerie, il a non seulement manqué une belle occasion de se mêler de ses affaires mais aussi de prendre une leçon d'histoire. Cracher son venin comme il l'a fait sur le Canada et ses chasseurs-pêcheurs fut non seulement inconvenant, mais ridicule.

Et voilà que le mÔssieur, Sir anobli par la couronne britannique s'il-vous-plaît, vient nous faire son tour de chant.

Oui, si vous voulez savoir, ça me dépasse un brin qu'on n'ait même pas été capable, par exemple, de trouve de la place quelque part dans la programmation pour un hommage à Félix Leclerc, un chansonnier qui a contribué comme aucun McCartney ne pourra jamais le faire, à faire rayonner le Québec, mais qu'on en trouve pour le défenseur de phoques, britannique de surcroît. Sauf que je n'en ferai pas tout un plat. Pantoute.

Mais ça, plus ceci, plus un autre cela, etc. Ça commence à faire pas mal. Colons, les organisateurs du 400e ? Jusqu'à ce jour, ils m'en font la démonstration d'une manière assez éloquente. Au fond, est-ce vraiment la faute à McCartney ? Je ne pense pas.

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