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1proutporut Consultons notre rabbin le Ven 13 Juin - 0:34

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Richard Martineau nous en sort des bonnes parfois.

www.canoe.com

CONSULTEZ VOTRE RABBIN

Parlons de religion, maintenant... Mon oncle s'est acheté un lave-vaisselle, l'autre jour. À la page 4 du mode d'emploi, on montre comment il faut s'y prendre pour brancher les tuyaux du lave-vaisselle au lavabo. Et en tout petit, on peut lire cette phrase :

«Les tuyaux de vidange devront être séparés pour répondre aux exigences d'une installation cachère. Nous suggérons de consulter votre rabbin pour confirmer les normes d'acceptation relatives aux installations cachères.»

Imaginez... Il y a une façon cachère d'installer un lave-vaisselle !!!! Les voies de Dieu sont décidément impénétrables...

2 Re: Consultons notre rabbin le Lun 16 Juin - 18:58

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Richard Martineau nous donne les instructions pour rendre notre lave-vaisselle casher:

www.canoe.com

SIMPLE COMME BONJOUR

Il y a quelques jours, je vous disais qu'il y avait une façon cachère de brancher les tuyaux d'un lave-vaisselle.

Eh bien, c'est encore plus compliqué que ce que je croyais. Bernard Thompson, de Hérouxville, m'a fait parvenir un document écrit par le rabin Dovid Bendory expliquant comment les Juifs orthodoxes doivent s'y prendre pour «purifier» un lave-vaisselle...

Il faut enlever les casiers du lave-vaisselle. Laver soigneusement le filtre du drain. Laisser le lave-vaisselle inutilisé pendant 24 heures. Faire un lavage à vide à température élevée. Prendre deux briques et les mettre dans un four à 500 degrés pendant une heure. Installer des morceaux de bois dans le lave-vaisselle. Quand les briques sont chaudes, les prendre avec du papier aluminium et les déposer sur les morceaux de bois. Faire un cycle de lavage à température maximale jusqu'à ce que l'eau du lave-vaisselle bouille. Laisser le lave-vaisselle se refroidir pendant une heure.

Et tadam ! Vous avez un lave-vaisselle cachère, qui permettra à votre Dieu de dormir sur ses deux oreilles.

Et maintenant, pour la sécheuse...

3 Re: Consultons notre rabbin le Lun 16 Juin - 19:05

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Maintenant les fraises:

www.techouvot.com

1) Ôter la tige verte et sa base avec un petit couteau.
2) Couper toutes les fraises en deux dans la hauteur pour vérifier l'intérieur.
3) Rincer abondamment sous l'eau froide.
4) Les faire tremper au moins 10mn dans une solution eau + vinaigre,
ou bien eau + liquide-vaisselle.
5) Rincer à nouveau très abondamment, et revérifier intérieur/extérieur.

Eliminez les fraises dont l'aspect de fraîcheur vous paraît douteux.


Élément du code alimentaire:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bichoul_Isra%C3%ABl

Bichoul Israël
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, Rechercher

Bichoul Israël est un terme hébreu (‏בִּישׁוּל יִשְׂרָאֵל) désignant une loi de la cacheroute, code alimentaire du judaïsme. Il s'agit d'une règle qui interdit l'ingestion de certaines nourritures si elles ont été uniquement préparées par des non-juifs. Le terme bichoul Israël c'est à dire littéralement « cuisine d'Israël» (Israël étant ici à prendre dans le sens de peuple juif sans rapport avec l'État moderne d'Israël) est opposé à celui de bichoul akoum, « cuisine d'un non-juif » que la règle interdit.

Cette loi fait partie d'un ensemble de de décrets (takkanot) pris par les rabbins à l'époque talmudique afin de limiter le risque de mariages mixtes[1]. Le but de cette règle est explicitement de limiter la socialisation avec les non-juifs.

L'interdiction s'applique seulement si la nourriture est préparée exclusivement par des non-juifs. Il suffit qu'un Juif prenne une part minimale à la préparation de la nourriture pour la rendre casher. Il y a différentes interprétations parmi les rabbins sur ce en quoi consiste ce minimum. Selon les décisionnaires sépharades il faut que le Juif allume le feu et pose le récipient dessus tandis que dans la tradition ashkénaze il suffit qu'il allume le feu ou même modifie légèrement la puissance d'un feu déjà allumé par un non-juif.

Le bichoul Israël n'est appliqué qu'aux mets qui selon le texte du Talmud seraient « présentables à la table d'un roi » (et ne pourraient être mangés crus). Les préparations qui ne pourraient être consommées lors d'un repas formel sont donc exemptées de cette règle et sont cachères même si elle ont été cuisinées entièrement par des Juifs. Les commentateurs expliquent que les situations dans lesquelles l'on prend des repas formels sont plus propices aux rencontres menant aux mariages mixtes.

Dans les restaurants cashers dont bon nombre ont des employés non-juifs le mashguiah dont le rôle est de surveiller la préparation des plats fait en sorte que le bichoul Israël soit respecté en s'acquittant de l'acte minimal nécessaire.

4 Re: Consultons notre rabbin le Lun 16 Juin - 19:26

Antoine D

Modérateur

Très drôles.. Merci beaucoup Carl..!

5 Re: Consultons notre rabbin le Lun 16 Juin - 21:50

Simon Forgues

Wow ! On en apprend à tous les jours. Merci.

6 Re: Consultons notre rabbin le Dim 29 Juin - 19:49

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Pour cette nouvelle chronique de Consultons notre rabbin, allons dans un registre plus instructif. Oui!!! Il y a des Juifs à Québec et par le fait même un rabbin. Ma mère pourrait me raconter ses visites dans les magasins de Juifs sur la rue St-Joseph dans les années 50 et 60.

www.cyberpresse.ca

Des Juifs à Québec?


Richard Therrien

Le Soleil

C'est fou ce que ce 400e nous aura rendu moins niaiseux en matière d'histoire. Il aura fallu cet anniversaire pour qu'on s'intéresse vraiment, avec un peu de bonne volonté, à nos origines et à ce qui a façonné le Québec d'aujourd'hui. Et surtout, qu'on aille plus loin que ces livres d'histoire qui en effaçaient de grands bouts.

Si à Montréal, Québec passe souvent pour une ville unidimensionnelle et québécoise pure laine, le documentaire Les Juifs de Québec: une histoire à raconter nous rappelle que la capitale doit beaucoup à cette communauté, à plus d'un titre. L'oeuvre aussi sympathique qu'instructive, réalisée par Shelley Tepperman, sera diffusée à Canal D le dimanche 6 juillet à 21h.

On y retrace une histoire méconnue à travers la rencontre d'une jeune fille de Québec, jouée par Claudiane Ruelland, et un vieux Juif sympathique tenant boutique sur Saint-Joseph, rôle tenu par Solly Lévy, lui-même Juif sépharade.

La première Juive à débarquer chez nous, Esther Brandeau, l'a fait en 1738. Mais d'autres se sont installés avant elle, changeant leur nom et taisant leurs origines, de peur d'être renvoyés chez eux. À Brandeau, qui est arrivée déguisée en garçon, on a fait manger du porc, souhaitant la convertir au catholicisme.

Cette médecine, les Juifs y goûteront des siècles durant, l'Église tolérant mal cette présence juive, mais aussi la classe parlementaire. Ezekiel Hart, de la célèbre dynastie, testera la tolérance ambiante jusqu'à proposer sa candidature comme député de Trois-Rivières, en 1807. Refusant de prêter serment sur la Bible, il devra y renoncer et sera expulsé trois fois plutôt qu'une de la Chambre, en raison de sa religion. Le Parlement résistera jusqu'à ce qu'une loi instaurée en 1832 accorde aux Juifs les mêmes droits civils et politiques.

Québec a donc connu sa période antisémite. L'histoire la plus invraisemblable concerne Maurice Pollack et ses célèbres magasins, où trônait fièrement l'étoile de David, dans les années 30. «Scandale!», a crié le clergé. De leur chair, 92 curés ont lancé un boycott aux magasins Pollack, sous peine d'excommunion!

Certains commerces ont même été placardés de la mention suivante: «L'argent que vous dépensez dans ce magasin servira au communisme pour combattre le christianisme. Unissons-nous et achetons chez les chrétiens seulement.» Cette folie a duré neuf mois.

Le sens des affaires juif n'est pas une légende. À l'instar des Hart et des Pollack, Marcel Adams fait figure de visionnaire en ouvrant d'abord la Canardière, et en louant les terres qui accueilleront plus tard les Galeries de la Capitale. Pensez-y lors de votre prochaine séance de magasinage.

Savoir que le quartier Saint-Roch a autrefois été «le» quartier juif de Québec nous donne une tout autre perspective. Et comme les pure laine, les Juifs de la haute et de la basse ville ne se parlaient pas, ne se mariaient pas et ne priaient même pas ensemble.

Québec a eu sa première synagogue en 1852, devenue le Périscope quand les Juifs ont déserté la ville. Les jeunes se sont instruits et ont choisi de partir en majorité. Les Juifs ne sont plus aujourd'hui que 150 à Québec, mais ont bâti une nouvelle synagogue, plus modeste, avec les mêmes bancs et le même autel qu'à l'époque.

Non, décidément, on ne connaît pas notre histoire...

7 Re: Consultons notre rabbin le Lun 30 Juin - 23:20

Carl Fiset

Admin
Vierge Chien

Flash! Le dernier véhicule Mazda que j'ai vendu, je l'ai vendu à un avocat juif relativement connu à Québec. Preuve qu'ils existent les Juifs à Québec.

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