Toyota Corolla: rassurante avant tout Éric Lefrançois, Collaboration Spéciale - La Presse
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Photo Éric Lefrançois, Collaboration Spéciale - [url=http://radiomonde.lolforum.net/javascript:toggleImgPathInc('/images/bizphotos/315x210/200804/21/5416.jpg', '/images/bizphotos/569x379/200804/21/5416.jpg');]Agrandir[/url] [url=http://radiomonde.lolforum.net/javascript:toggleImgPathInc('/images/bizphotos/315x210/200804/21/5416.jpg', '/images/bizphotos/569x379/200804/21/5416.jpg');]

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La Toyota Corolla
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Profondément
restructurée, la Toyota Corolla a réussi, sous des dehors sobres, à se
faire accepter sur tous les continents au point de détenir - sur
plusieurs marchés - une première place au palmarès des ventes dans sa
catégorie.Une performance que la nouvelle Corolla - dixième
du nom - entend perpétuer grâce à son homogénéité, à sa réputation de
fiabilité et à son prix très attrayant.Depuis toujours, cette passe-partout fait une carrière aussi discrète
qu'efficace. Et elle le fait avec des arguments qui n'ont l'air de rien
mais qui font tout. Comme la recette a plutôt bien réussi au
constructeur nippon, il n'était pas question d'en changer les
ingrédients, mais peut-être d'y ajouter un peu de piment afin de
permettre à la Corolla de résister aux Civic, 3 et Lancer, qui
constituent l'essentiel de la concurrence.
Le renouvellement de ce modèle phare est tout sauf facile. Plaire à la
fois aux Finlandais, aux Québécois et aux Texans relève de la haute
voltige, car il faut présenter un produit identifiable sans qu'il soit
trop original. Les Corolla ont longtemps été couleur de muraille, mais
on peut dire que cela change doucement, depuis la neuvième génération.
Le style est plus affirmé mais ne verse dans aucun excès. Autant le
dire tout de suite: la Corolla, dont 12 997 exemplaires ont été vendus
au Québec l'an dernier (ce qui la place au troisième rang dans sa
catégorie), ne fera pas sensation dans la rue. On la reconnaîtra à sa
calandre, à son bouclier avant plus expressif et à ses phares fuyants.
Ce sont là les changements les plus visibles. Le reste dégage une
impression de déjà vu.Cette carrosserie plus longue (de 10 mm) et surtout plus large (de 60
mm) que la précédente profite essentiellement aux occupants de la
banquette arrière. Ces derniers bénéficient de plus d'espace pour leurs
jambes, leurs épaules et leurs hanches. Ces gains importants ne placent
pas la Corolla devant ses rivales pour autant. Seulement à égalité.
Seul le coffre perd un peu de volume (l'équivalent de 36 litres,
passant à 348). La Corolla passe ici devant toutes ses concurrentes
asiatiques à l'exception de la Sentra de Nissan, qui devient la
championne dans ce domaine avec un coffre de 371 litres.Présentation et finition ne donnent plus de quoi s'émerveiller.
L'assemblage est correct, mais l'impression d'en avoir «un tout petit
peu plus que les autres» a disparu. On se rattrape avec l'équipement
bien choisi selon quatre catégories, CE, SE, S et XRS. Aux fins de cet
essai, nous avons étrenné la version CE, dont le prix de départ (14
565$) est pour ainsi dire un bluff, à moins d'avoir envie de simplicité
volontaire. Au menu: enjoliveurs de plastique, glaces à manivelle et
verrouillage manuel. Aux yeux de certains, cette Corolla est une petite
misère. Mais le catalogue des options est là, grand ouvert. Il reste
que, même en ajoutant le groupe B ou C, le prix de détail est
légèrement supérieur à 17 000$, soit quelques centaines de dollars de
moins que ses concurrentes équipées de manière comparable. De plus, à
ce très bas prix (pour une compacte, s'entend), la Corolla offre de
série une colonne de direction qui se déplace en hauteur et en
profondeur, une banquette arrière qui se fractionne 60-40 et des
rétroviseurs chauffants.
Nombreuses retouchesLa position de conduite est non seulement facile à trouver, mais aussi
confortable grâce à un baquet mieux dessiné. Les principales commandes
tombent sous la main et sont faciles à reconnaître. La visibilité ne
pose aucun problème.Sur le plan technique, les retouches sont nombreuses, à commencer par
le moteur de 1,8 litre qui fournit dorénavant plus de chevaux (132 par
rapport à 128) et plus de couple (6 lb/pi) bien qu'à un régime plus
élevé (200 tr/mn). Vif, ce moteur se fait surtout apprécier pour sa
douceur et non par son économie: malgré un allongement du rapport
final, la Corolla 2009 consomme légèrement plus que le modèle antérieur
(près d'un litre aux 100 km en moyenne).La boîte manuelle à cinq rapports qui l'accompagne de série est d'une
extrême douceur et l'embrayage d'une grande progressivité, ce qui
comblera les débutants. Mais ce tandem ne fait aucune étincelle au
chapitre des performances et il faut compter un peu plus de neuf
secondes pour atteindre les 100 km/h après un départ arrêté. Les
reprises sont lymphatiques et il faut savoir jouer du levier pour
exploiter les ressources du moteur. Signalons que l'on peut choisir une
boîte automatique à quatre rapports (c'est un peu vieillot alors que la
concurrence en offre généralement cinq) moyennant un supplément de
1000$.Les habitués de la Corolla se réjouiront sans doute d'apprendre que sa
tenue de route demeure toujours aussi prévisible. Toutefois,
contrairement aux générations précédentes, cette Corolla ne mérite plus
de se faire traiter de «molle» ou «d'engourdie». Elle n'est certes pas
aussi amusante à piloter qu'une Civic ou qu'une 3, mais là n'est pas
son objectif. D'ailleurs, sa direction à assistance électrique gomme
toute sensation et c'est bien dommage. Cette légèreté plaira en ville,
mais, sur l'autoroute, on risque de regretter de ne pas être en mesure
de connaître avec précision l'emplacement des roues directrices.Malgré ses performances dynamiques, que certaines jugeront fades et peu
conformes à l'image qu'elle souhaite véhiculer notamment auprès des
jeunes, la Corolla ne manque pas d'arguments pour plaire. À commencer
par une suspension étonnamment confortable pour un véhicule de ce
gabarit. Les trous, les bosses et autres saignées transversales qui
ornent notre asphalte sont correctement lissés par les éléments
suspenseurs de la Corolla. Une qualité tellement rare dans cette
catégorie qu'il faut la souligner.Côté freinage, la CE fait appel à un classique combiné disques/tambours
qui ne s'attire aucune critique particulière si ce n'est que les
distances d'arrêt sont longues et qu'il est impossible de le jumeler à
un système antiblocage (ABS).La Corolla, on le voit, ne révolutionne rien, mais sa réputation, sa
valeur résiduelle et son rapport prix/équipements, parmi les meilleurs
du marché, répondront parfaitement aux besoins de ses clients fidèles
et nombreux. La Corolla demeure donc une voiture parfaitement
rassurante, sans qualité ni défaut vraiment évident. De quoi
réconforter l'acheteur prudent.
