Archives Radio Monde

Archives du forum Radio Monde

Mai 2017

DimLunMarMerJeuVenSam
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031   

Calendrier Calendrier

Derniers sujets


    Les radios ethniques au Québec

    Partagez
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 46
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Les radios ethniques au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 15 Avr - 17:30

    Dossier de La Presse:

    www.cyberpresse.ca

    Radios ethniques : le monde sur les ondes

    Jean-Christophe Laurence

    La Presse

    Leurs vedettes ne s'appellent pas Paul Arcand ou Gilles Proulx, mais Jasvir Singh, Zeina Karam ou Jean-Ernest Pierre. Leurs émissions ne sont pas annoncées à coups de pub dans le métro. Ils n'ont pas de VUS publicitaires qui se pavanent dans la rue. Leurs studios sont parfois dans des lieux très étranges. Et pourtant... À Montréal, les radios ethniques marchent très fort. Avec les fréquences AM qui se libèrent, et le nombre d'immigrants qui grandit, on peut même parler d'un petit boom dans cet univers médiatique parallèle. La tarte publicitaire est-elle assez grande pour ce marché en expansion ?

    De la rue, rien ne laisse deviner que c'est une station de radio. Nous sommes dans un coin tranquille de Saint-Laurent, devant un duplex anonyme. La sonnette du haut nous renvoie à l'entrée du bas, il faut passer par le garage et l'abri Tempo. Là, c'est écrit en tout petit : Radio Moyen-Orient...

    Une fois à l'intérieur, nos doutes se dissipent. On est au bon endroit. Il y a une salle d'attente avec quelques chaises, deux studios, une salle de nouvelles et une petite discothèque. Tout ce qu'on trouve dans une station de radio " commerciale ". Sauf qu'ici, on est comme à la maison.

    «Pour moi, c'est plus simple comme ça, lance Tony Karam, propriétaire de la station. J'habite à l'étage. Je n'ai qu'à descendre au studio pour l'émission du matin... »



    Jamais écouté ni même entendu parler de Radio Moyen-Orient? Pas étonnant. Jusqu'à l'an passé, cette station 100 % arabophone ne diffusait que sur une bande sous-porteuse du FM (le EMCS, voir texte ci-dessous). Et il fallait un récepteur modifié pour la capter.

    Mais depuis mars 2006, Tony Karam a décidé de faire le saut au AM. Cet investissement coûteux était nécessaire, croit l'homme de radio d'origine libanaise. «En me rendant accessible à tous, j'élargis mon auditoire. Et plus d'auditeurs, c'est plus de publicité... »

    Un mini-boom

    (L'animateur Jasvir Singh Sandhu, au micro de Radio Humsafar, la radio indienne de Montréal, en attente d'une licence ethnique AM que pourrait lui accorder le CRTC d'ici la fin de l'année)


    M. Karam n'est pas le seul à penser ainsi. En moins de cinq ans, trois radios ethniques ont émergé sur le AM, profitant des fréquences snobées ou délaissées par les radios francophones.

    La station haïtienne CPAM (aussi appelée RadioUnion.com) a lancé le bal en 2002, en s'installant à la fréquence 1610. Puis il y a eu Radio Moyen-Orient en 2006 (1450 AM). Quant à Radio Shalom «première radio 100 % juive d'Amérique du Nord», elle devrait être lancée très bientôt au 1650 AM.

    Ce n'est pas tout. Le CRTC devrait délivrer deux autres licences ethniques AM d'ici la fin de 2007, à la suite des demandes de Radio Humsafar (radio indienne de Montréal) et de la multilingue S.S. TV inc. (de l'Ontario). La station grecque CKDG FM (105,1) a par ailleurs posé sa candidature pour une seconde fréquence multilingue sur la bande FM.

    Bref, la radio ethnique à Montréal n'est plus un phénomène marginal. Alors que le créneau fut longtemps l'affaire d'une ou deux stations, il est aujourd'hui plus foisonnant que jamais.

    «Il y a un boom, en effet, constate Walter Centa, directeur de la programmation à CFMB 1280, pionnière du genre à Montréal. Je pense que le principe des bandes sous-porteuses avait atteint ses limites. C'était une question de survie pour ces stations. Il y a aussi la réalité démographique. Le nombre d'immigrés augmente. Leurs radios aussi.»

    Directeur de la programmation à la station communautaire CIBL 101,5 FM (voir autre texte), Jean-François Porlier renchérit. Selon lui, ce «dynamisme» et cette «volonté» participent d'une prise de conscience et de confiance chez les immigrés montréalais. «Je pense que les communautés s'affirment de plus en plus. Elles veulent avoir voix au chapitre. Ces nouvelles tribunes leur permettent de s'exprimer davantage. Et surtout, de s'entendre...»

    Commerciales et communautaires

    Le phénomène des radios ethniques n'est pas récent. Loin s'en faut.

    Dès 1955, on pouvait entendre des émissions en grec sur les ondes de la station francophone CHLT. Sept ans plus tard, CFMB deviendra la pionnière des radios exotiques à Montréal, avec sa programmation multilingue à dominance italienne. Elle sera suivie en 1964 par la station grecque CHCR, qui diffusera 40 ans par câble avant de devenir Mike FM/CKDG (105,1).

    Avec la croissance de l'immigration, le marché s'élargira naturellement. Dans les années 90, plusieurs petites radios ethniques vont obtenir leur licence sur les bandes sous-porteuses du FM. Mais la plupart disparaîtront sans laisser de trace.

    On estime que, à Montréal, 35 % de la population parle une autre langue que le français ou l'anglais. Pour tous ces gens, la radio est un outil indispensable. Elle permet au nouvel arrivant d'amortir le choc de l'exil. Elle fait le pont entre l'immigré et sa société d'accueil. Elle lui explique - dans sa langue - le système de santé, la politique, la culture ou la vie municipale. Elle lui donne la parole sur les tribunes téléphoniques. Elle fait jouer des disques de chez lui. Et elle lui donne des nouvelles détaillées de son pays d'origine.

    «Notre mission est différente des gros médias, résume Tony Karam, de Radio Moyen-Orient. On est une station commerciale, mais on a un rôle communautaire à jouer. Les immigrés ne veulent pas se sentir isolés. Ni de leur pays d'origine. Ni dans leur pays d'accueil. Nous les aidons dans ce sens. Alors quand on me dit : "Tu es une station arabe", je dis non. Notre radio s'adresse aux arabophones de Montréal. C'est différent. »

    Évidemment, toute médaille a son revers. Bien qu'essentielles, les radios ethniques peuvent aussi ralentir le processus d'intégration. «Il peut y avoir des effets pervers. Comme le danger de la ghettoïsation, souligne Jean-Franois Porlier. Ça n'a pas nécessairement un effet rassembleur entre les communautés.» Vrai que, dans plusieurs cas, ces stations offrent tous les services nécessaires, y compris les bulletins sportifs, la circulation et la météo. Pourquoi aller voir ailleurs?

    Une jungle publicitaire

    Certes, on est loin de la perfection. Ces radios sont souvent installées dans de drôles d'endroits. Leurs animateurs - parfois bénévoles - n'ont pas nécessairement eu de formation. Et leur professionnalisme n'est pas toujours comparable à celui des grandes stations commerciales (encore que...).

    Mais, tout comme les radios commerciales, c'est la pub qui les fait vivre. Et, de ce côté, les temps sont durs. Avec la multiplication des stations ethniques, le marché n'a jamais été aussi fragmenté.

    Dans cette jungle hautement concurrentielle, les stations bien établies ont une bonne longueur d'avance sur les nouvelles venues. Ces dernières doivent travailler d'arrache-pied pour dépasser le cercle de la commandite ethnique (plutôt modeste) et conquérir une part substantielle de la tarte publicitaire nationale.

    C'est le cas de la station haïtienne CPAM, qui peine toujours à attirer les annonceurs d'envergure. Ceux-ci sont peut-être plus sensibles à la réalité ethnique, mais cela ne s'est pas encore traduit en ventes publicitaires, déplore Jean-Ernest Pierre, directeur de la station. «Les grosses compagnies vont pourtant devoir comprendre qu'on ne peut plus rejoindre les immigrés par les canaux traditionnels, dit-il. La donne a changé.»

    Visant de meilleurs résultats, CPAM s'est récemment associée à Radio Shalom et à Radio Moyen-Orient sous la bannière du groupe Syner J. «C'est le principe de l'union fait la force, résume Robert Levy, de Radio Shalom, instigateur du concept. Séparés, nous avons déjà de bons bassins d'auditeurs. Imaginez si nous sommes réunis.»

    Efficace? Il est encore trop tôt pour le dire. Dans ce marché en constante mutation laissé pour compte par les sondages BBM, les choses peuvent changer vite. Mais une question reste : y a-t-il assez de place à long terme pour tout ce beau monde? «On peut arriver à un point où on aura trop de stations et pas assez d'intérêt, admet Walter Centa, de CFMB. Les gens ne sauront plus où se brancher... Mais au bout du compte, c'est la qualité, la constance et la crédibilité qui feront la différence...»



    Dernière édition par le Dim 15 Avr - 17:36, édité 1 fois
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 46
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Re: Les radios ethniques au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 15 Avr - 17:31

    www.cyberpresse.ca

    Suite du dossier:

    Radios ethniques: de station en station

    Jean-Christophe Laurence

    La Presse

    RADIO SHALOM

    Fréquence : 1650 AM
    Communauté : juive
    Location : Ville Mont-Royal
    À écouter : The Rockin’ Rabbbi, émission de rock juif animée par David Lazzar, hassidim loubavitch et chanteur de heavy metal (Jeudi à 23h)

    « Première station 100% juive d’Amérique du Nord », Radio Shalom est née en 1999, sur une bande sous-porteuse. Comme d’autres stations ethniques, elle vient de faire le saut sur la bande AM et devrait entrer en ondes prochainement. Sa programmation est à 60% francophone, 30% anglophone et 10% en hébreu.

    Pourquoi une radio juive? « Pourquoi pas? répond Robert Lévy. En France, n’importe quelle grosse ville à sa radio juive. Je suis surpris qu’une communauté aussi bien structurée et établie que la communauté juive de Montréal n’ait pas eu sa station plus tôt. »



    M. Levy insiste : Radio Shalom est indépendante. Ce qui lui permet un travail journalistique plus objectif. Surtout quand vient le temps de causer politique. « Évidemment, notre sensibilité va vers Israël. Et nous avons nos éditorialistes. Mais on se veut équilibrés. On laisse l’auditeur faire son choix. »

    L’Émission Je râle pour vous, animée par Ghila Sroka (rédactrice en chef de la Tribune juive) dimanche à 18h, devrait notamment faire quelques flammèches, croit M. Levy « Elle va dire ce qu’elle veut, sans contraintes. Je pressens des picotements dans la nuque de certaines communautés juives établies! »

    ___________________________

    CPAM (RadiUnion.com)

    (Photo Ivanoh Demers, La Presse)
    Agrandir l'image

    Photo Ivanoh Demers, La Presse

    Fréquence : 1610 AM
    Communauté : haïtienne
    Location : Montréal nord
    À écouter : Réveil matin, morning show quotidien avec Jean-Emmanuel Pierre, ancien animateur de Radio-Haïti. Face à Face (tous les jours de 14h40 à 16h), émission d’affaires publiques et de lignes ouvertes, animée par Jean-Ernest Pierre et Pierre Bélanger, ancien ministre de la sécurité publique.

    Officiellement, elle se nomme CPAM. Mais dans la communauté haïtienne, tout le monde l’appelle RadioUnion.com. Située dans le quartier St-Michel, en haut d’une épicerie cambodgienne, la station existe depuis 2002. « Les radios communautaires et multilingues ne nous offraient que quelques blocs dans leur grille horaire. C’était insuffisant pour donner une information suivie, 24h sur 24, aux Haïtiens de Montréal » explique son fondateur Jean-Ernest Pierre.

    Fait à noter : RadioUnion.com diffuse à 90% en français. Le reste se divise entre l’espagnol et le créole. Ce choix linguistique lui a valu quelques reproches dans la communauté, mais M. Pierre assume. Il voulait éviter le piège de la ghettoisation.. « Dans 15, 20 ans, nos enfants ne seront plus créolophones. C’est la radio que je voulais leur léguer. Une radio ethnique, de services, en français…
    Et puis, quand as-tu remarqué d’autres accents sur les radios québécoises? On n’entend que l’accent québécois! Il fallait combler ce vide. »

    La programmation, pour sa part, n’est qu’à 50% haïtienne. 35% des émissions de CPAM s’adressent à la communauté latino. La « balance » est consacrée aux Africains francophones.
    ________________________

    RADIO CHINOISE DE MONTRÉAL

    Thomas Lam, propriétaire de la radio chinoise de Montréal (Photo Armand Trottier, La Pressse)
    Agrandir l'image

    Thomas Lam, propriétaire de la radio chinoise de Montréal
    Photo Armand Trottier, La Pressse

    Fréquence : 89,3 FM (bande sous-porteuse de CISM)
    Communauté : chinoise
    Location : Brossard
    À écouter : Les radio-feuilletons importés de Hong Kong. Chaque épisode dure environ… trois mois. La tribune téléphonique de M. Lam, tous les jours de 9 à 10. Sortez votre meilleur mandarin.

    Malgré une communauté qui rétrécit comme peau de chagrin, les Chinois de Montréal ont leur radio. Et depuis un bon moment. Arrivé de Hong Kong en 1989, Thomas Lam a été le premier « radioman ethnique » à louer une bande sous-porteuse au début des années 90. « A l’époque, on entendait dire que la business chinoise allait exploser. Des hommes d’affaires de Hong Kong voulaient investir un paquet dans la communauté. On parlait d’un New Chinatown. »

    Les choses ne se sont pas tout à fait passées comme prévu. Les investisseurs sont retournés chez eux et en quelques années, la communauté chinoise montréalaise est passée de 80 000 à 50 000 personnes. Ceci expliquant cela, Radio chinoise de Montréal n’a pas atteint son plein potentiel.

    Installée dans une maison unifamiliale de Brossard, la station emploie actuellement cinq personnes et 45% de sa production est faite localement. Le 55% restant est directement importé de Hong Kong ou Taiwan.

    « Il faut que le gouvernement donne un coup de main à des stations comme la nôtre. Nous sommes essentiels à notre communauté. Plusieurs de nos auditeurs ont besoin d’un pont pour rejoindre le monde extérieur » explique M. Lam, qui dit attendre la révolution digitale avant de quitter les sous-fréquences du FM

    _______________________________

    CFMB

    Fréquence : 1280 AM
    Communauté : Italienne en priorité. Mais la station diffuse en 20 langues.
    Location : Westmount
    À écouter : De l’italien, au hasard La station couvre les tournois de bocce (la pétanque italienne), les matches de foot et diffuse annuellement, en direct, le mythique festival de la chanson de San Remo. Au choix!

    Fondée en 1962, la station CFMB fut la première radio multilingue de Montréal. Bien qu’elle soit prioritairement italienne (90h par semaine), sa programmation dessert une vingtaine de communautés différentes : Arméniens, Haïtiens, Roumains, Lithuaniens, Portugais, on en passe…

    Son seul motto : le professionnalisme. « Ce n’est pas parce qu’on est une radio ethnique que notre qualité doit être moindre, lance Walter Centa, directeur de la programmation. Avant d’arriver chez nous, beaucoup de nos animateurs ont eu le temps de se perfectionner sur la radio communautaire. »

    Bien rodée et ouvertement conservatrice, CFMB est une radio « de contenu », un genre de CKAC multiculturel, qui prône avant tout la constance. Son auditoire italien, fidèle, le lui rend bien.

    « On craignait le vieillissement de la population italienne, admet Walter Centa. Mais on s’est aperçu que les jeunes avaient recommencé à nous écouter. Nous avons ajusté et rafraîchi notre programmation. On écoute maintenant des vedettes italiennes de pointe. »

    Notez que la station est installée depuis peu sur l’ancienne fréquence de CJMS.
    ____________________________

    MIKE FM/CKDG

    Fréquence : 105,1 FM
    Communautés : Grecque d’abord, anglophone ensuite. Mais la station diffuse en huit langues.
    Location : Montréal (Mile End)
    À écouter : Three for All, tous les jours de 10h à 11h. Cette émission vedette est animée par l’inénarrable propriétaire Marie Griffith, « the spirit of CKDG »!!

    CKDG? MIKE FM? On vous explique. Pour les émissions du matin et le retour à la maison, c’est en anglais. Et c’est Mike FM. Pour le reste de la programmation, c’est CKDG, et c’est en Grec (surtout) en espagnol, en créole, en arménien, en russe et en serbe.

    CKDG est née en 2003 de la cuisse de la station grecque CHCR, l’autre pionnière de la radio ethnique montréalaise. C’est, actuellement la seule radio commerciale multilingue à être sur la bande FM. C’est aussi – et surtout – le bébé de Marie Griffith, un petit rouleau compresseur au langage truculent.

    Mme Griffith a grandi dans un poste de radio. Littéralement. Son père John Daperis, a créé CHCR en 1964. Fondatrice de TEQ (Télé ethnique du Québec) et de CJNT (station de télé multiculturelle), elle connaît les médias ethniques jusqu’au bout des doigts.

    Fait à noter : son émission matinale est non seulement la plus écoutée de la station, mais si on en croit la principale intéressée, elle draine 2% des cotes d’écoutes montréalaise, toutes stations confondues. « We’re right up there man! ».
    Cette année, CKDG a appliqué pour une seconde licence ethnique sur le FM, ce qui permettra de désengorger la station mère et de redonner plus de place au grec.

    ___________________________

    RADIO HUMSAFAR

    Fréquence : 90,3 FM (bande sous-porteuse) ou sur le net (www.radiohumsafar.com)
    Communautés : indienne, pakistanaise, sri-lankaise, bengladi
    Location : Ville Lasalle
    À écouter : Talk show with Jasvid. Cette émission de ligne ouverte est animée du lundi au samedi, 20h, par le propriétaire de la station Jasvir Sing Sandhu. Le dimanche soir, la ligne ouverte se transforme en concours de talents, alors que les auditeurs chantent ou récitent des poèmes au téléphone. Surréaliste!

    Il en a fait du chemin, M. Sandhu… Arrivé à Montréal en 1988, avec 40$ en poche, ce sympathique sikh du Punjab a exercé 36 métiers avant de se convertir en homme de radio. Ses premières émissions, diffusée chez CKUT et CFMB étaient si populaires, qu’il a fini par fonder sa propre station.

    Humsafar signifie « voyager ensemble » en hindi, en urdu et en punjabi, les trois langues officielles de la station. À Montréal, le sous-continent indien ne représente que 1,5% de la population. C’est beaucoup moins que Toronto ou Vancouver. Et c’est très peu pour faire vive une station de radio. Mais M. Sandhu ne perd pas son sourire « Il faut simplement travailler plus fort! »

    Intéressant : Radio Humsafar diffuse aussi jusqu’à Winnipeg et San Francisco, avec pubs adaptées selon le marché. La station compte aussi sur une poignée de collaborateurs en Inde, qu’elle partage avec la BBC.
    M. Sandhu (qui, soit dit en passant, a déjà joué dans la série Fortier 4!) espère obtenir d’ici la fin 2007 une licence pour émettre sur le AM. Pour l’heure la station émet sur la bande sous-porteuse de CKUT.

    RADIO MOYEN-ORIENT

    L'animatrice de l'émission matinale à Radio Moyen-Orient, Zeina Karam, dans son studio. (Photo Patrick Sanfaçon, La Presse)
    Agrandir l'image

    L'animatrice de l'émission matinale à Radio Moyen-Orient, Zeina Karam, dans son studio.
    Photo Patrick Sanfaçon, La Presse

    Fréquence : 1450 AM
    Communautés : tous les arabophones de Montréal, du Maroc à l’Irak.
    Location : Ville Saint-Laurent
    À écouter : « Overdose », le morning show animé par Mme Zeina Karam. Pour les amateurs de musique classique arabe (Oum Kalsoum etc..), opter pour la programmation de soir. Le jour, ce sont les vedettes pop actuelles.

    Avec quelque 400 000 arabophones à Montréal, Radio Moyen-Orient ne manque pas d’auditoire. Ni de commanditaires : depuis que sa station est passée sur le AM, Tony Karam estime que ses revenus publicitaires ont augmenté de 500%!
    Radio Moyen-Orient (RMO) diffuse 24h/24, sept jours par semaine. Elle emploie trois personnes à temps plein et 25 pigistes. Ses émissions sont en arabe, mais attention : en arabe international. « Je veux que le Syrien, l’Algérien et l’Irakien puissent me comprendre » lance M. Karam.

    Radio de services et de contenu, RMO donne aussi beaucoup de place à la musique. Et pas seulement arabe. On peut aussi, parfois, y entendre Mario Pelchat, Ginette Reno, Mes Aïeux ou les Cowboys Fringuants. « On veut entretenir la culture arabe tout en cultivant la culture québécoise » explique M. Karam.
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 46
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Re: Les radios ethniques au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 15 Avr - 17:38

    Quand on parle de bandes sous-porteuses du FM, ça correspond à quoi au juste?

    Contenu sponsorisé

    proutporut Re: Les radios ethniques au Québec

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Ven 26 Mai - 2:24