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    Radio comm de Montréal

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    Carl Fiset
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    proutporut Radio comm de Montréal

    Message par Carl Fiset le Sam 21 Avr - 17:58

    www.radiovision.ca

    Le point de vue des radios : au service de l’information urbaine et de l’intégration



    CIBL 101,5 Radio-Montréal



    Radio-Montréal, la radio événementielle

    En septembre 2005, la Radio libre est devenue Radio-Montréal. Par ce nouveau positionnement, la station s’est davantage ancrée dans la communauté montréalaise, délaissant l’information internationale et nationale au profit de l’information urbaine. « CIBL a toujours été très proche de Montréal, explique Éric Lefebvre, directeur général. On a juste accéléré encore plus la question de la radio de proximité. On traite énormément des arrondissements. Pour nous, ce sont comme des villes à l’intérieur de Montréal. »

    Par exemple, durant la campagne électorale québécoise, la radio a suivi les candidats des différents quartiers. « Plein de blogues [parlaient] de la couverture de CIBL », affirme le directeur général. Cette couverture a été très appréciée des auditeurs. Les intervenants manifestent aujourd’hui un vif intérêt à participer aux émissions. « Il y a quelques années, c’était difficile d’avoir un ministre de la région de Montréal ou des maires d’arrondissements. Aujourd’hui, ce sont eux qui nous appellent. »

    CIBL diffuse également beaucoup d’information sur les bonnes habitudes de consommation, l’environnement, les produits du terroir et donne une large vitrine à la culture… « La culture, c’est la spécialité de CIBL, beaucoup plus que les radios commerciales ou la radio d’État. On fait ce qu’on appelle de la “radio événementielle” », explique M. Lefebvre. CIBL s’affiche en direct de nombreux festivals, salons thématiques et marchés publics. « Ce que les gens trouvent de la radio communautaire en général, c’est cet effet de proximité-là. C’est le fait qu’on est très proche d’eux, que ce sont des gens comme eux qui prennent le micro. Donc d’être sur le terrain, d’être visible, je pense que c’est un impératif. »

    Ce positionnement stratégique est une conséquence de la féroce concurrence. En effet, une trentaine de radios occupent l’île de Montréal. Pour performer, CIBL s’est créé une niche spécifique en diffusant de la musique spécialisée, des contenus engagés et de l’information axée sur les réalités urbaines. La programmation comprend aussi des émissions animées par des membres des communautés culturelles, en tandem avec des francophones pour favoriser les liens. « Nous, ce qu’on va le plus rechercher, c’est animer le débat, faire participer les citoyens à un discours, plutôt qu’animer comme le font les radios commerciales. »

    CIBL est aujourd’hui si populaire qu’elle doit refuser des projets d’émission. C’est un lieu d’apprentissage qui permet à une vingtaine de journalistes bénévoles de plonger dans le milieu des médias chaque année, notamment à Radio-Canada. CIBL se positionne comme une « salle de presse indépendante et crédible » et plusieurs journalistes professionnels y collaborent en offrant des formations.

    Du point de vue social, la station est située dans Hochelaga-Maisonneuve, un quartier défavorisé en pleine mutation. Si ses quelque 141 000 auditeurs habitent généralement d’autres quartiers, sont éduqués et âgés entre 25 et 44 ans, cela n’empêche pas la station de s’impliquer activement avec les organismes communautaires, les coopératives et les entreprises d’économie sociale de son arrondissement.

    « Le plus gros défi, c’est qu’à chaque fois qu’on va trouver une formule gagnante, quelqu’un va la reprendre. Donc, c’est d’être toujours très créatif! soutient Éric Lefebvre. Si on réussit à prouver que faire de la politique urbaine et municipale ça intéresse les auditeurs, c’est sûr qu’une station qui a beaucoup plus de moyens va se repositionner. »

    cinq



    Radio Centre-Ville, un pont entre les cultures

    Radio Centre-Ville, située sur le boulevard Saint-Laurent dans le quartier du Mile-End, reflète bien le visage multiculturel de Montréal. Seule radio communautaire multilingue diffusant en grec, portugais, espagnol, créole et chinois – en plus du français et de l’anglais –, la station est née pour faciliter l’intégration des immigrants et faire le pont avec leur société d’accueil.

    Plus de 300 bénévoles de 50 nationalités s’impliquent dans l’animation et la réalisation d’émissions, ainsi que dans la gestion de l’organisme. « Imaginez-vous qu’il y a des gens qui viennent d’ailleurs qui n’ont pas de facilité à parler, mais qui ont des choses à dire. Leur passage dans une émission linguistique les acclimate. Ils ont davantage confiance et se sentent utiles dans la société », constate Evan Kapetanakis, directeur général de la station.

    Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, l’auditoire de Radio Centre-Ville n’est pas exclusivement allophone. Bon nombre de Québécois « de souche » écoutent les émissions et y participent même. La programmation met à l’honneur la musique non commerciale et les événements montréalais qui se déroulent tant au sein des communautés ethniques que québécoise.

    Envers les communautés grecque et portugaise établies depuis longtemps, CINQ poursuit le mandat de maintenir des liens afin que « les nouvelles générations puissent garder une partie de leur identité propre… dans un Canada uni avec un Québec souverain! » lance avec humour M. Kapetanakis.

    Pour les nouveaux arrivants latino-américains, haïtiens et chinois, la radio demeure un moyen d’intégration dans la communauté montréalaise. Or, M. Kapetanakis déplore les lacunes du gouvernement en matière de programmes d’accueil et de cours de langue, alors que l’intégration passe justement par la maîtrise de la langue et le travail. De ce fait, de nombreux bénévoles bonifient leur CV grâce à l’expérience acquise à Radio Centre-Ville.

    Face à la pauvreté et aux inégalités sociales, Radio Centre-Ville diffuse deux émissions de radio animées par des enfants et des adolescents qui fréquentent des écoles situées dans les quartiers défavorisés de Montréal.

    Sur le plan de l’information, la radio favorise un traitement critique encourageant l’implication sociale, contrairement à l’objectivité journalistique.

    Toutefois, CINQ n’est pas seule dans son créneau. La concurrence avec les stations privées ethniques est forte. De plus, comme la radio s’adresse à plusieurs communautés, elle doit adapter sa stratégie de vente publicitaire pour chacun de ces marchés.

    Pour l’heure, Radio Centre-Ville ne peut offrir ses ondes à d’autres communautés importantes, telles que les arabophones, la licence du CRTC voulant que la programmation soit à 60 % francophone et à 40 % allophone. M. Kapetanakis estime qu’il serait difficile d’intégrer une sixième langue étrangère, puisqu’il faudrait nécessairement réduire le contenu allophone actuel, ce qui altérerait le mandat de la radio.
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    Carl Fiset
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    proutporut Re: Radio comm de Montréal

    Message par Carl Fiset le Sam 21 Avr - 17:59

    www.radiovision.ca

    Cette série nous fait découvrir la dynamique sociale des régions du Québec, leur développement économique, leur vie sociale et culturelle, leurs menaces et problématiques particulières. Ensuite, nous présentons l'avis des principaux intéressés, les directeurs-trices stations elles-mêmes. Se retrouvent-ils dans ce portrait et comment perçoivent-ils le rôle et les objectifs de leur radio en rapport avec les problématiques discutées ?
    Montréal la grande!

    Métropole québécoise, Montréal doit sa création et sa croissance à son site géographique avantageux à bien des égards. L'île de Montréal, d'une superficie de 500 km², est en effet située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais. Deuxième plus grand centre urbain au Canada, Montréal concentre près de la moitié de la population de la province dans son agglomération urbaine, qui compte 3,5 millions d'habitants.

    Cela dit, la population de Montréal n’a que très peu augmentée au cours des 10 dernières années. En effet, la migration vers les villes des banlieues éloignées du centre de Montréal s’accélère.

    Parler du multiculturalisme de Montréal est un euphémisme! La métropole compte 28 % d'immigrants et l'Italie, Haïti, la France et la Chine sont les pays d'origine les plus fréquents des personnes immigrantes. Selon les données statistiques de 2001, 64 % des résidents de l'île de Montréal parlent le français à la maison, 22 % l'anglais et 14 % une autre langue que le français ou l'anglais. Parmi ces autres langues, l'italien, l'espagnol, le chinois et l'arabe sont les plus répandues.
    Montréal, ville de culture

    La ville de Montréal joue un rôle prépondérant en matière de culture. Regroupant plusieurs musées et salles d’exposition, hôte de nombreux festivals internationaux, Montréal est aussi le berceau d’un bouillonnement culturel et de l’éclatement de l’émergence et de manifestations artistiques de tout acabit. Île et ville au patrimoine naturel, historique, artistique et architectural, Montréal est aussi une ville de design, un leader des arts du cirque et une référence en théâtre, en littérature jeunesse, en danse contemporaine, en musique électro-acoustique, en cinéma d'animation et en cyberculture. À la fois centre de formation, de création, de production, de diffusion et de conservation, Montréal se démarque par ses créateurs, artistes, artisans et producteurs. D’ailleurs, Montréal accueillera, les 7 et 8 novembre prochain, Montréal, métropole culturelle – Rendez-vous novembre 2007, une occasion de réunir à nouveau les représentants des milieux culturels.
    Une mosaïque économique

    À la fois plaque tournante du commerce, confluent du transport maritime et ferroviaire, Montréal est aussi une ville avec des zones industrielles qui regroupe des entreprises manufacturières, de commerce de détail, de santé et de services professionnels scientifiques et techniques, en plus de compter sur le développement de l’économie et d’entreprises du savoir. Le revenu personnel par habitant, qui avoisine les 29 000 $, y est légèrement plus élevé que la moyenne québécoise. Le taux de chômage est d'environ 10 %.

    Montréal, c’est aussi l’itinérance, la ville où l’on retrouve le plus grand nombre de personnes en attente d’un logement social et un très vaste bassin d’organismes communautaires de première ligne. Au plan des habitudes de vie, la population de l'île de Montréal compte la proportion de fumeurs la plus élevée des régions urbaines du Canada (27 %) et le plus haut pourcentage de personnes physiquement inactives (61 %), alors qu'elle se classe dans la moyenne des régions urbaines pour ce qui est du pourcentage de personnes ayant un excès de poids (27 %).

    Le recensement de 2001 a aussi montré que 15 % des résidents de l'île de Montréal présentaient des problèmes de santé fonctionnelle modérés ou graves, mais on y observe que l'espérance de vie de la population montréalaise n'a cessé d'augmenter au cours des années pour atteindre, en 1999, 75,6 ans chez les hommes et 81,4 ans chez les femmes. Dans l'ensemble, l'état de santé et de bien-être des résidents de la région de Montréal a tendance à s'améliorer, mais des écarts importants subsistent selon le quartier de résidence et le revenu.

    Montréal est aussi une ville et une région de contrastes où se côtoient les inégalités qui fait que, globalement, la population montréalaise présente un bilan moins bon que celui des autres grandes villes canadiennes.

      La date/heure actuelle est Dim 17 Déc - 10:00