Archives Radio Monde

Archives du forum Radio Monde

Septembre 2017

DimLunMarMerJeuVenSam
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930

Calendrier Calendrier

Derniers sujets


    Les premières stations de radio au Québec

    Partagez
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 47
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Les premières stations de radio au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 1 Oct - 23:07

    Voici une liste non-exaustive des premières stations de radio dans la province de Québec à partir de la fin des années 10 et le début des années 20. La liste comprend dans l'ordre l'année d'apparition ou de changement de fréquence, les lettres d'appel, la fréquence ou longueur d'onde, la provenance de la station et le propriétaire de la station.

    1918/1919

    XWA ??? Montréal: Canadian Marconi Wireless Company (plus tard CFCF, CJQC et CINW)

    1920

    CFCF 440 Montréal: Marconi... (CFCF: Canada's First, Canada's Finest)

    1922

    CKAC 410 Montréal: La Presse
    CFCF 410 Montréal: Marconi...
    CHJC ??? Québec: ?

    1923

    CHCD 410 Québec: Canadian Wireless and Electric Co.

    1924

    CFCJ 410 Québec: La Compagnie de l'Évènement (Émile Fontaine)
    CFUC 400 Montréal: Université de Montréal
    CHYC 420 Montréal: Northern Electric Co.
    CJBC ??? Montréal: Dupuis et Frères.
    CKAC 430 Montréal: La Presse.
    CFCF 440 Montréal: Marconi...
    CFCQ 450 Bellevue: Sammelhaack-Dickerson
    CKCS ??? Montréal: Bell Telephone Co.
    CKCI 410 Québec: Le Soleil (Joseph-Narcisse Thivierge)

    1926

    CNRM 730 Montréal: CNR
    CKAC 730 Montréal: La Presse
    CFCF 730 Montréal: Marconi...
    CHYC 730 Montréal: Northern Electric Co.
    CHRC 600 Québec: Fontaine et Thivierge
    CKCI 600 Québec: J-N Thivierge
    CKCV 600 Québec: Charles-A. Vandry

    1927

    CFCF et CKAC 410 Montréal
    CHRC, CKCI et CKCV 340 Québec
    Selon le Soleil du 19 novembre 1927

    1928

    CHRC 880 (Hôtel Victoria) Québec: Émile Fontaine et Joseph-Narcisse Thivierge
    CKCI 880 (Hôtel Victoria) Québec: Joseph-Narcisse Thivierge (fin des opérations et du partage du temps d'antenne avec CHRC: 1930 environ)
    CKCV 880 Québec: Charles-A. Vandry.
    CNRQ 880 Québec: CNR (via l'antenne de CKCV)
    CKSH ??? St-Hyacinthe: Ville de St-Hyacinthe.

    1929

    CKCV 800 Québec: C-A Vandry
    Note. Comme il n'y a probablement qu'une seule fréquence disponible à Québec en 1929, CHRC, CKCI et CNRQ ont eu la fréquence 800 aussi. Par contre, pour CKCV, en 1933 ce fut le 1310, en 1941, le 1340, et enfin de 1947 jusqu'au signoff définitif en 1990, ce fut le 1280.

    N.B. J'ai été à même de constater dans mes recherches qu'il y a avait des contradictions particulièrement au niveau des fréquences des stations dépendamment des sources d'informations. En fait, la source où l'on tenait un registre plus rigoureux, ce sont les listes de la marine américaine qui faisaient état des nouvelles stations de radio en Amérique du Nord. Et encore, je ne sais pas comment les gens des Marines ont fait pour compiler leurs données. Les autres sources ont été fabriquées à partir de témoignages d'artisans et d'audiophiles de l'époque, donc avec la fiabilité aléatoire de la mémoire des témoignants.
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 47
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Re: Les premières stations de radio au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 1 Oct - 23:08

    Sur le site de la phonothèque, on trouve les premières stations suivantes:

    Pour le Québec: CKAC (La Presse), CFCF (Marconi), CJBC (Dupuis Frères), CHYC (Northern Electric), CFZC, CHCX, CKCS, CFUC (Université de Montréal), CFCJ (L'Événement Journal, Québec).
    avatar
    Carl Fiset
    Administrateur
    Administrateur

    Nombre de messages : 14164
    Age : 47
    Date d'inscription : 11/09/2006

    proutporut Re: Les premières stations de radio au Québec

    Message par Carl Fiset le Dim 27 Avr - 17:53

    www.cyberpresse.ca


    La radio, une petite boîte qui a changé le monde...





    La station de radio CHRC a longtemps eu pignon sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Québec, au coin de la côte du Palais.
    Archives Le Soleil






    Daphné Bédard


    Le Soleil



    Québec

    Bien avant l’apparition de la télévision, la radio
    a révolutionné le monde des communications. Deuxième média de masse à
    naître après les journaux, la radio a connu un départ fulgurant dans
    les années 20. Accessible, instantanée, animée, elle n’a pas tardé à se
    tailler une place dans le cœur des citoyens de Québec, à bousculer
    leurs habitudes de vie et leur conception du monde.



    Au début des années 1900, les Québécois découvrent les
    «nouvelles technologies» comme le téléphone, l’automobile et l’avion.
    Attirés par les emplois dans les industries, ils quittent la campagne
    pour la ville. L’arrivée de la radio, un média urbain, s’inscrit dans
    cet esprit. Rapidement, elle transforme la façon de vivre des gens de
    Québec. À l’instar du téléviseur aujourd’hui, l’appareil radiophonique
    est installé au centre du salon. L’horaire des repas familiaux est
    ajusté en fonction de la diffusion des émissions à ne pas manquer.

    On
    doit à Joseph-Narcisse Thivierge l’éclosion de la radio à Québec. Celui
    qu’on surnomme «le père de la radio» inaugure en 1924 la station
    CKCI-Le Soleil. Employé du quotidien du quartier Saint-Roch, M.
    Thivierge croit «au pouvoir de la radio pour rehausser le prestige d’un
    journal», écrivent Jean Du Berger, Jacques Mathieu et Martine Roberge
    dans le livre La radio à Québec 1920-1960. Deux ans avant lui,
    Jacques-Narcisse Cartier, un employé de La Presse, avait avancé le même
    argument pour ouvrir la station CKAC à Montréal. CKCI, qui ne diffuse
    que quelques heures par jour, aurait cessé ses activités après sept ou
    huit ans d’existence.

    En 1926, Joseph-Narcisse Thivierge se
    joint à un autre passionné de radio, Émile Fontaine, et fonde CHRC
    quelques mois plus tard. CHRC ne fait pas cavalier seul

    longtemps
    puisque Charles-A. Vandry ouvre CKCV. CHRC, CKCV et une station de
    radio américaine auraient partagé au début de leur vie une seule et
    même fréquence, chacune ayant ses heures de diffusion.

    Pendant
    12 ans, CHRC et CKCV s’offrent une concurrence amicale. CHRC est perçue
    comme «le poste de la famille et de l’information» alors que CKCV se
    veut une station «plus légère, plus jeune et plus locale», peut-on lire
    dans le bouquin La radio à Québec 1920-1960.

    Radio-Canada

    Le
    paysage radiophonique se transforme lors de l’arrivée de CBV-Québec en
    1958. Subventionnée par l’État, la station radio-canadienne se voit
    confier un mandat de culture, de divertissement et d’information.

    «La
    radio, c’était fondamental pour les gens de l’époque, rappelle
    Paul-Henri Émond, animateur de l’émission Des voix et des hommes,
    consacrée à la radio et diffusée au poste communautaire CKIA. La radio
    avait trois missions : informer, cultiver et divertir.» Du côté
    divertissement, les auditeurs peuvent, entre autres, compter sur Les
    Montagnards Laurentiens, un groupe de musique traditionnelle qui égaie
    les samedis soir à CHRC de 1931 à 1962. Le père de Paul-Henri Émond,
    Henri, en est l’un des membres fondateurs.

    Dans les années 40 et
    50, on peut entendre sur les ondes des concerts de musique classique,
    de l’opéra, du rock and roll américain, du folklore et de la chanson
    française. L’émission Blue Skies, qui dure 20 ans à CKCV, se fait un
    devoir d’être à l’affût des nouveautés musicales. Les ondes sont
    également occupées par des jeux radiophoniques, des émissions
    éducatives, religieuses, féminines, pour enfants, des radio-théâtres et
    des radio-romans, toutes des émissions faites à Québec.

    Polyvalence

    Ceux
    qui travaillent dans les 50 premières années de la radio doivent faire
    preuve de polyvalence. Ils sont à la fois journalistes, annonceurs et
    animateurs de galas. Ils sont présents à tous les événements qui
    intéressent les gens. Ils se retrouvent sur le terrain lors de
    catastrophes naturelles, de visites de politiciens et d’événements
    mondains. De plus, ils interviewent des chanteurs populaires comme
    Charles Aznavour, Alys Robi, Félix Leclerc, Maurice Chevalier, Barbara
    et Dalida.

    Au fil des années, plusieurs animateurs font entendre
    leur voix. On pense, entre autres, à Aline Fortier, Georgette Lacroix,
    Magella Alain, Marcel Lebœuf, Louise Leclerc, St-Georges Côté,
    Françoise Larochelle-Roy, René Arthur, Freddy Grondin, Roland Lelièvre
    et Louis Francoeur.

    L’arrivée de la télévision

    L’apparition
    de la télévision en 1952 ébranle les stations de radio. L’attrait de la
    nouveauté amène un auditoire important et bon nombre de publicitaires à
    délaisser la radio au profit de la télévision. Les gens continuent à
    syntoniser la radio le matin, mais écoutent la télévision en soirée.
    Les stations licencient des animateurs. Plusieurs comédiens, acteurs et
    chanteurs déménagent à Montréal, attirés par le pouvoir du petit écran.
    La radio devient alors plus musicale. «À ses débuts, la télévision a
    créé un engouement semblable à celui qu’avait suscité la radio au cours
    des années 30 ; elle était miracle, elle était magie, peut-on lire dans
    La radio à Québec 1920-1960. On crut alors qu’elle porterait un coup
    fatal à la radio.»

    L’arrivée de la télévision mar­que selon
    plusieurs la fin de l’âge d’or de la radio. Mais force est d’admettre
    que, de la même façon que la radio n’a pas tué les journaux, la
    télévision n’a pas encore eu raison de la radio. CBV et CHRC existent
    encore aujourd’hui sous les noms de Première Chaîne et d’Info 800.
    Seule la station de la place D’Youville, CKCV, a fermé ses portes en
    1990.

    Références

    • Jean Du Berger, Jacques Mathieu et Martine Roberge. La radio à Québec 1920-1960.

    • Pierre Pagé. Histoire de la radio au Québec.


    Des voix et des hommes à CKIA animée par Paul-Henri Émond. Pour se
    procurer le livre de M. Émond sur Les Montagnards Laurentiens, vous
    pouvez le joindre au 884-3120.

    • www.ckcv1280quebec.com

    Freddy Grondin : l'animateur charismatique de CKCV


    Freddy Grondin a fait
    le beau temps de CKCV, dans les années 50 et 60. «Les gens vivaient
    avec nous. La radio (...), c’était le lien direct entre le peuple et
    les gens qui font l’actualité.»

    Le Soleil, Laetitia Deconinck
    Freddy Grondin a été l’une des voix de CKCV pendant les années 50 et
    60. «On était les vedettes chéries du peuple, se remémore-t-il. On
    était invités partout, on faisait partie de l’action.» Encore
    aujourd’hui, il ne se passe pas une semaine sans que quelqu’un l’arrête
    pour lui parler de ses années radiophoniques. La belle époque,
    souligne-t-il.

    Freddy
    Grondin est engagé à CKCV en 1953 pour travailler avec le «dieu des
    ondes», St-Georges Côté. Le jeune Freddy anime des émissions le matin
    et court les conférences de presse et les nouvelles l’après-midi. « Il
    fallait être de tous les événements, raconte-t-il. Il y avait beaucoup
    de concurrence entre les stations.»

    Freddy Grondin est envoyé
    en Europe deux fois pour interroger des soldats canadiens en occupation
    en Allemagne. Avec les années, il devient annonceur pour des
    commerçants comme J.B. Laliberté et maître de cérémonie au populaire
    cabaret Chez Gérard. «On touchait à tout», rappelle-t-il.

    Au
    milieu du XXe siècle, la radio est un média rassembleur. Le matin, en
    entrant au boulot, les gens parlent des émissions de radio de la veille
    comme c’est le cas aujourd’hui avec la télévision. «Les gens vivaient
    avec nous, explique M. Grondin. La radio, c’était L’Action catholique
    des années 30 et 40. C’était le lien direct entre le peuple et les gens
    qui font l’actualité.»

    Pendant ses années à la radio, Freddy
    Grondin anime entre autres l’émission La chansonnette, où il fait jouer
    la musique des Bécaud, Aznavour et Louvain. Il tient également la barre
    du Retour au foyer pendant six ou sept ans. Son métier lui offre le
    privilège de rencontrer les «grands de ce monde» : De Gaulle,
    Duplessis, Bécaud, Piaf, Trenet, Aznavour.

    Dans les années 60,
    la télévision commence à prendre davantage d’importance dans la vie des
    gens. «La télévision a eu un impact désastreux sur la radio, croit
    M.
    Grondin. On n’avait pas compris que les deux pouvaient se marier très
    bien.» Les stations, qui voient leurs revenus publicitaires diminuer,
    sont obligées de se redéfinir et de mettre à pied des employés. Et ne
    faisait pas de télévision qui voulait puisque l’image — qui avait peu
    d’effet à la radio — devenait soudainement primordiale. Homme
    charismatique, Fred­dy Grondin passe facilement d’un média à l’autre.
    Il travaille pendant 10 ans à la télévision, notamment à l’animation de
    Misez juste à Télé-4, une version québécoise de The Price Is Right.

    À
    son départ du petit écran, il étudie en science politique à
    l’université avant d’être recruté par Jean-Paul L’Allier au ministère
    des Communications. Il y travaille un quart de siècle jusqu’à sa
    retraite.

    Aujourd’hui, à 78 ans et malgré quelques problèmes de
    santé qu’il préfère taire, Freddy Grondin profite de la vie avec sa
    femme, ses enfants et ses petits-enfants. Cette ancienne star des ondes
    admet allumer rarement son poste de radio. «On a beaucoup amélioré la
    technique, mais la radio a perdu de son lustre, je crois.»

    Georgette Lacroix : née pour faire de la radio



    De 1947 à 1971,
    Georgette Lacroix a été l’animatrice préférée des auditeurs de CHRC.
    «Je voulais prouver qu’une femme pouvait faire tout ce qu’elle
    voulait», affirme la dame qui a mené une carrière radiophonique
    remarquable tout en élevant sa fille toute seule.

    Le Soleil, Raynald Lavoie
    «Ça a été la plus belle période de ma vie!» Georgette Lacroix parle en
    ces termes de ses années sur les ondes de CHRC. De 1947 à 1971, elle a
    été l’animatrice chouchoute de CHRC. Curieuse et déterminée, «Jojo»,
    comme on la surnommait, couvrait tout ce qui passait sur la scène
    artistique. Son émission Pourquoi pas?, qu’elle a animée, entre autres,
    avec Jacques Bélanger a duré 24 ans. «Les gens pensaient qu’on était en
    amour tellement on s’entendait bien», se rappelle Mme Lacroix. Dans les
    faits, il n’en était rien, mais l’animatrice aimait avoir une belle
    complicité avec ses camarades.

    Georgette
    Lacroix commence à faire de la radio pendant la guerre pour le quartier
    général du service naval à Ottawa. Elle passe ensuite l’audition pour
    entrer à CHRC. Elle est engagée sur-le-champ. Elle écrit des textes,
    raconte des histoires de toutes sortes et reçoit les vedettes du moment
    comme Maurice Chevalier, Charles Aznavour, Barbara et Dalida. «J’ai été
    gâtée par la vie!» admet la femme de 87 ans.

    Petite, Georgette
    Lacroix était fascinée par la radio. Quand ses parents refusaient
    d’allumer l’appareil radio, la petite Georgette se réfugiait chez sa
    grand-mère et s’installait devant le poste. «(…) Aujourd’hui qu’on a la
    télévision, ça peut sembler un peu naïf, un peu idiot, disons-le, de
    regarder une boîte qui parle. Mais je regrette aujourd’hui que les gens
    n’attachent pas plus d’importance à ce médium d’information, trop gâtés
    qu’ils sont par l’image, le cinéma, la télévision», dit-elle dans le
    bouquin La radio à Québec 1920-1960, des auteurs Jean Du Berger,
    Jacques Mathieu et Martine Roberge.

    À huit ans, Georgette
    Lacroix perd son avant-bras gauche, resté coincé dans un hachoir à
    viande. Quelques années plus tard, elle dit à sa mère qu’elle veut
    faire de la radio. Celle-ci l’en décourage étant donné sa condition.
    Elle l’incite plutôt à se trouver un bon mari qui la fera vivre. Forte
    tête, Georgette Lacroix refuse d’attendre un homme pour accomplir quoi
    que ce soit. «Je voulais prouver qu’une femme pouvait faire tout ce
    qu’elle voulait», lance-t-elle.

    Sa vie démontrera qu’elle a eu
    raison de tenir tête à sa mère. Elle fera une carrière radiophonique
    remarquable, aura une fille qu’elle élèvera seule, voyagera dans le
    monde entier, travaillera à la télévision et aux Archives nationales du
    Québec, écrira une dizaine d’ouvrages et… ne se mariera jamais. «On m’a
    pris une main, mais on m’a donné tellement plus. J’ai eu une vie
    fantastique», philosophe la sympathique dame.

    Contenu sponsorisé

    proutporut Re: Les premières stations de radio au Québec

    Message par Contenu sponsorisé


      La date/heure actuelle est Mar 26 Sep - 9:42