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    Historique sur la radio

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    Carl Fiset
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    proutporut Historique sur la radio

    Message par Carl Fiset le Dim 21 Jan - 23:45

    Source pour les 4 posts: http://db.infoscan.urgence.qc.ca/crhono_rad.asp
    Une belle chronique sur Infoscan par Guy VE2VGA

    QUELQUES NOTES CHRONOLOGIQUE SUR LA RADIO
    Contrairement a ce que bien des manuels sur le sujet mentionnent, l'invention de la radio n'est pas l'oeuvre d'un seul et unique homme. Il s'agit plutôt d'une invention collective, résultant d'une série impressionnante de théories, de découvertes et d'expérimentations de nombreux savants et inventeurs qui ont échelonné successivement leurs travaux le long de tout un siècle, et ce, dès 1820.

    Ainsi, les travaux de plusieurs physiciens sur le courant électrique et ses variations dans un circuit font pressentir l'existence des ondes électromagnétiques sans pour autant que l'on parvienne à les mettrent en évidence.

    Nombre de ces noms d'inventeurs resteront marqués dans l'histoire, et bien souvent, leurs noms évoqueront sans aucuns doute la radio ou tout système s'y rapportant, que ce soit les Italiens Marconi et Volta ou le Québécois Fessenden ou encore des Français Branly et Ampère, des Américains Morse et Bell, des Anglais Faraday et Watt, des Allemands Hertz et Ohm.


    Évolution chronologique de la radiodiffusion


    1820 - Christian Oersted, physicien et chimiste danois, découvrit l'électromagnétisme, théorie selon laquelle un courant électrique génère un champ magnétique. Ses études sont à la base de toute théorie subséquente relative à l'invention de la T.S.F.

    1837 - Samuel Finley Morse, inventeur américain, créa et mis au point le code télégraphique dit « code Morse » dont s'est servi Marconi, et encore utilisé de nos jours. Né à Charleston (Massasuchets) en 1791, et décéda en 1872 sans avoir pu constater l'ampleur de ses découvertes, ni leur utilisation en T.S.F.

    1864 - James Clerck Maxwell, célèbre physicien écossais, pousse plus avant les travaux de Oersted. Il étudie les champs de force magnétique des courants. C'est grâce à lui si Hertz a pu mener a bien ses propres expériences sur les ondes électromagnétiques, et inventer le premier émetteur de ces ondes.

    1867 - James Clerk Maxwell démontre, pour la première fois, mathématiquement que les ondes électromagnétiques existent et que la lumière fait partie des ces ondes de cette nature. Il détermine également la vitesse de ces ondes.

    1887 - Heinrich Hertz, l'élève de Maxwell, démontre l'existence des ondes électromagnétiques et la possibilité de les transmettre. Il réussit a produire une émission électromagnétique avec un dispositif simple (oscillateur). On le considère comme l'inventeur théorique de la T.S.F. Son nom sera, plus tard dans l'histoire, synonyme de mesure et symbole des fréquences.

    1890 - Édouard Branly, professeur de physique, invente le cohéreur. C'est en fait le premier détecteur d'ondes hertziennes. Il s'agit d'un tube de verre rempli de limaille d'argent. Celui-ci devient conducteur d'électricité lorsqu'il est parcouru par les ondes électromagnétiques.

    1894 - Coïncidence étrange: Hertz est mort l'année même où Marconi a conçu son projet. En juillet, il conçoit l'idée de la T.S.F. en combinant les inventions de Hertz (1887), de Branly (1890) et de Morse (1837).

    La mort de Hertz aurait, semble-t-il, attiré l'attention de Marconi sur l'oeuvre du savant, une revue scientifique de l'époque ayant annoncé la nouvelle du décès tout en exposant et commentant ses travaux.

    1895 - Marconi dépose donc un brevet décrivant un système de T.S.F. , et construit les premiers appareils. Il réussit une première transmission qui couvre une distance d'un kilomètre et demi, au printemps de cette même année.

    1896 - Le physicien russe Alexandre Popov utilise le cohéreur et construit le premier récepteur d'ondes électromagnétiques.

    En février, Marconi s'embarque pour l'Angleterre après avoir offert en vain son système de communication sans fil au gouvernement italien. Le 27 juillet, il effectua sa première expérience en terre anglaise.

    1897 - Le 30 juillet, fondation de la «Marconi Wireless Telegraph and Signals Company». Au cours de cette même année, le magazine scientifique anglais « The Electrician » dans son numéro de juillet 1897, écrivait au sujet de Marconi:

    « Les principes fondamentaux sur lesquels sont basés les travaux du Signor Marconi, c'est-à-dire les équations de Maxwell sur le magnétisme et la théorie de Hertz sur les ondes électromagnétiques, sont bien connus du public. Il peut donc difficilement en réclamer le crédit par un brevet d'invention. Il en est de même pour ses appareils: son émetteur, on le sait, est ni plus ni moins que l'oscillateur de Hertz, modifié par Righi, et son récepteur est une version adaptée du cohéreur de Branly et Lodge. Mais cette combinaison à la moderne de recettes anciennes pourrait devenir aussi rentable, commercialement, qu'une invention brevetée en bonne et due forme ».

    Marconi n'est donc pas, à proprement parler, l'inventeur de la T.S.F. On peut lui donner plusieurs titres, mais pas celui-là. Il a cependant interprété, appliqué, utilisé et coordonné des inventions déjà existantes au stade théorique, de façon géniale il faut l'admettre. Son mérite est grand, mais il s'arrête là.

    En Europe, on répétait que c'était Marconi le principal inventeur de la radio. Plus a l'Est, on répliquera que c'est Alexandre Popov (décédé en 1906) qui inventa le premier récepteur électromagnétique, à qui nous devons la radio. Ce dernier fût aussi à l'origine de l'antenne radioélectrique. En effet il avait réussi à construire un receveur qui pouvait capter, mais il n'avait put mettre en oeuvre un transmetteur. Donc dans son cas, il ne s'agissait que d'une moitié de radio. Des 1917, Lénine consacra la radio comme un instrument de lutte idéologique, ce qui nous porte a croire que l'Union soviétique a été a l'avant garde de l'exploitation des ondes.

    Ici au Québec, c'est à Bolton (aujourd'hui nommée Austin) , près de Sherbrooke, que Réginald Aubrey Fessenden a fait une part importante dans l'invention de cet appareil. Il travailla auprès de son idole, le savant Edison.

    Marconi et Fessenden ont en réalité chacun marqué des points, mais Marconi, grâce a des moyens financiers intéressants, est celui qui décrocha le grand titre d'inventeur de la radio.

    L'invention de Marconi se limitait a une transmission de «bip-bip» (code Morse), tandis que Fessenden réussi a émettre des voix, des sons.

    1898 - Le 3 juin, premier message payant confié à la «Marconi Wireless Co.».

    1899 - Premier sauvetage en mer opéré grâce à la T.S.F. Il s'agissait d'une collision entre deux navires, soit le Goodwin et le Mathews, au large des côtes anglaises. Plus tard, trois navires de guerre seront pourvus d'appareils T.S.F.

    Puis, en février, installation à Wimereux en France d'une première station officielle sur le continent européen.

    Le 15 septembre sera le premier voyage de Marconi aux États-Unis. Son équipe transmet 1200 messages lors de régates.

    Au cours de cette même année, Fessenden fait ses premiers essais sur la modulation.

    1900 - Le 23 décembre, Fessenden prit les devants en transmettant la voix humaine entre deux tours hautes de 50 pieds, et distantes d'un mille.

    1901 - Au mois de janvier, Marconi construit un émetteur assez puissant, soit 25 kilowatts. L'énergie électrique était fourni par une génératrice à essence. Il installe cette station a Podlhu, dans le comté de Cornwall (sud-ouest de l'Angleterre). Puis au mois de septembre, une violente tempête détruisit son système d'antennes. Il rebâtira ces antennes au cours de la même année. Le nouveau système avait des proportions gigantesques: dix mâts de 180 pieds de hauteur chacun, en bois de 3 par 4 pouces, solidement haubanés. Ces dix mâts étaient disposés en arc de cercle, face à la mer. Ainsi son signal basse fréquence de 312 kHz (ou 961 mètres) avait toutes les chances de franchir l'océan. Le 25 de novembre, Marconi s'embarque pour Terre- Neuve. Il y installe une station, similaire a celle de Podlhu. Puis, le 12 décembre, Marconi parvenait à expédier à Poldhu, un signal en morse - les trois points de la lettre S - à partir de Signal Hill (Terre- Neuve).

    C'est aussi en 1901 que les marines du monde cessèrent d'utiliser les pigeons voyageurs (!) pour leur communications et commencèrent a faire appel à la communication sans fils.

    1902 - Marconi, titulaire d'un permis du gouvernement d'Ottawa, installe une station à GlaceBay (Nouvelle-Écosse). Au mois de novembre, il effectue un nouveau voyage aux États-Unis. Construction d'une station importante à Wellflett, Mass. Pendant ce temps, Branly fait des expériences de télécommande à l'aide de son cohéreur.

    1903 - Au mois de janvier, message inaugural de la station de Wellflett, Mass., échangé entre le président des États-Unis et le roi d'Angleterre.

    1904 - Création d'un service régulier de transmission de nouvelles, avec relais échelonnés sur des navires océaniques. John Ambrose Flemming, physicien anglais spécialisé en électricité, invente la première lampe électronique, une simple diode appelée « valve de Flemming » et brevetée en Angleterre.

    1905 - Le gouvernement fédéral canadien adoptait la (première) loi générale en matière de radiodiffusion, c'est-à-dire, "l'Acte ayant pour objet le règlement de la télégraphie sans fils au Canada".

    1906 - George W. Pickard, ingénieur américain invente et met au point le détecteur à galène.

    Lee De Forest, également ingénieur américain, invente l'audion, la première véritable lampe de radio, à trois électrodes (triode). Cette lampe, ou tube à vide, équipera les premiers postes de radio permettant de transmettre la voix sur les ondes.

    Le 24 décembre , Fessenden actionna un commutateur et l'antenne - installée à une hauteur de 420 pieds - appartenant à la National Electric Signaling Co., de Brant Rock, Massasuchetts et commença à diffuser de la musique, chansons et des discours. C'est la première émission radiophonique vocale et musicale au monde. Un peu plus tard au cours de la même année, il diffusa la première émission radiophonique en dirigeant ses ondes jusqu'aux Antilles. Ses messages étaient destinés au cargos et parlait surtout de température.

    1907 - Inauguration d'un service T.S.F. pour transmission de messages privés, à l'usage de la population, entre les États-Unis et l'Angleterre.

    1909 - Marconi est récipiendaire du Prix Nobel de physique.

    1910 - Début de la commercialisation de la radio. La compagnie American Marconi se lança dans la fabrication d'appareils. Premiers essais de modulation par Marconi: un récital de Caruso est transmis aux alentours du Centre-Ville de New York, avec un succès très relatif.

    1912 - Le 12 avril date fatidique : naufrage du luxueux paquebot de la compagnie White Star Line : le Titanic. Pour la première fois, la T.S.F. sauve un grand nombre de vies humaines, et se relève maintenant indispensable.

    Établissement d'un service réseau entre San Francisco et les îles Hawaii.

    1913 - Adoption de la loi du radiotélégraphe par le gouvernement canadien.

    Bien que peu connu, un certain professeur de chimie et de physique, l'abbé Georges Désilets, de Nicolet (de la famille du célèbre photographe Antoine Désilets), s'initia à la magie des ondes, La revue américaine The Wireless Age (septembre 1916) parlait déjà du « Désilets Wireless Organ » ... un appareil simple pour transmettre de la musique par radio...

    1914 - Dès le début de la première guerre, Fessenden parti pour Londres, portant l'uniforme canadien. Il emportait notamment des plans, tout à fait réalisables, d'un appareil capable de détecter l'artillerie ennemie.

    Au moment où les zeppelins commencèrent à cracher sur Londres, il rappela aux Britanniques qu'il avait inventé une antenne directionnelle capable de repérer les aéronefs. Après des mois de labeur acharnée, il mis au point un instrument de sondage par écho, véritable ancêtre du sonar.

    Pendant cette période (14-18), les hostilités provoquent le développement de la technique des composants électroniques.

    Fondation de l'Association des radioamateurs américains: l'A.R.R.L. (American Radio Relay League) par Hiram Percy Maxim et Clarence Tuska. Ils sont six mille.Cette organisation deviendra, aux cours des années, la plus grande organisation radioamateur.En plus de ses travaux en radio, M. Maxim contribuera aussi au dévellopement de l'automobile et du cinéma.

    Le 29 mai, naufrage du navire Empress of Ireland en face de Rimouski. Sauvetage en masse grâce à la T.S.F.

    1915 - Le 6 mai, naufrage du Lusitania torpillé par les Allemands. La T.S.F. sauve encore des centaines de vies.

    Marconi retourne en son pays et prend charge des installations T.S.F. pour le compte du gouvernement italien.

    1916 - La T.S.F. devient la radio avec l'utilisation généralisée des lampes électroniques, débutant ainsi « l'ère électronique ».

    1917 - François-Lucien Lévy invente la superhétérodyne, mécanisme qui permet le changement de fréquences. Ce dispositif fait maintenant partie intégrante de tout appareils radio ou télévision.

    1918 - Marconi poursuivait et poussant plus loin les recherches du Français Édouard Branly. Il vint ensuite s'installer au Canada, à Montréal plus particulièrement, pour établir un laboratoire d'essais, car le Canada n'était pas soumis aux restrictions militaires en matière de Télégraphie Sans Fils (TSF).

    Il fonda aussi la «Canadian Marconi Wireless Co. » et avait son studio expérimental sur la rue William à Montréal où on diffusait des émissions de radio sur une base d'essai.

    Il ne faut pas oublier que la plus vieille station radiophonique est ici a Montréal, elle a été lancée par le groupe Marconi. L'indicatif, à ce moment, était XWA .

    Fessenden avait perdu la course. Il lutta jusqu'au bout pour être enfin reconnu par quelques sociétés savantes qui lui décernèrent les honneurs auxquels il avait droit.


    Dernière édition par le Dim 21 Jan - 23:48, édité 2 fois
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    Carl Fiset
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    proutporut Re: Historique sur la radio

    Message par Carl Fiset le Dim 21 Jan - 23:45

    Ainsi, en novembre, Montréal fut l'hôte de la première station radio au monde. Les émissions provenaient de la Canadian Marconi Wireless Telegraph, située au 173 William à Montréal. L'indicatif était alors XWA, et les émissions de musique étaient faites a partir de gramophone de marque Vitriola. La puissance d'émission n'était alors que de 5 watts.

    L'indicatif changera avant la fin de année pour CFCF. Puis le studio déménagea dans l'édifice de la Canada Cement. Sa longueur d'onde officielle était de 1200 mètres, soit 250 kilohertz.

    D'aucuns soutiendront que, malgré les restrictions officielles imposées aux États-Unis, la compagnie Westinghouse opérait déjà depuis 1916 ne station expérimentale, 8KX (devenue KDKA par la suite) à Pittsburgh. C'est oublier que la programmation régulière de cette station ne commença vraiment que le 2 novembre 1920, avec les résultats des élections présidentielles. D'ailleurs cette station avait été devancée sur son propre territoire par la station WWJ de Détroit, qui commença à diffuser quotidiennement depuis ses studios des le 30 avril 1920.

    Par ailleurs, Marconi avait décidé de se lancer dans la production industrielle de petits postes de radio à galène. Récipiendaire du prix Nobel, il mourût dans la gloire en 1937, 5 ans après Fessenden.

    Après la guerre, des radios amateurs construisent des émetteurs de faibles puissances pour diffuser de la musique. Rapidement, ils improvisent des émissions en direct. C'est alors le lancement de la radiodiffusion.

    1919 - XWA reçoit son permis officiel, le premier au Canada, et deviendra CFCF avant la fin de l'année.

    1921 - Des stations radioamateurs américaines se font entendre pour la première fois en Europe, sur deux cents mètres.

    Le 26 juin, la France fait la première démonstration publique de radiodiffusion en l'honneur d'Édouard Branly.

    1922 - Cette année marque la création, le 27 septembre de CKAC, première station de langue française en Amérique, qui fut toutefois bilingue pendant ses dix premières années d'existence. La fréquence assignée est la même qu'aujourd'hui : 730 kilohertz (410 mètres).

    C'est aussi en 1922 que le Département de la Marine, a Ottawa, émettait 39 permis de radiodiffusion commerciale. Plusieurs de ces stations ne virent jamais le jour, d'autres fermait les portes assez rapidement, faute de moyens.

    Quatre ans plus tard (1926) , 91 permis seront distribués. De ce nombre, seulement 40 emprunteront la voie des ondes. Neuf de ces stations sont la propriété des journaux, dont CKAC qui appartient a La Presse. Dix des stations existantes sont la propriété de fabricants ou de vendeurs d'accessoires électriques.

    La maison Dupuis et Frères avait aussi sa station, portant alors l'indicatif CJCD (ou CJCK ??). Le magasin vendait un kit permettant de monter soi-même à la maison l'appareil devant servir a écouter leur station. Cette station ne vécut qu'un an.

    Le 2 mai, La Presse annonce qu'une antenne émettrice sera installée avant la fin du mois de septembre et qu'un studio sera aménagé dans son édifice de la rue St Jacques. Mercredi le 27 septembre 1922, CKAC commence officiellement à diffuser sur la fréquence de 410 mètres (730 kilohertz, fréquence encore utilisée de nos jours), et la cérémonie d'ouverture aura lieu le 2 octobre.

    En 1922, Montréal ne comptait que 2000 propriétaires de récepteurs. Toujours à l'automne 1922, CKAC annonçait que ses émission avaient été reçues jusqu'à Juneau, Alaska puis dans l'état de l'Oklahoma.

    Fondation de la British Broadcasting Corporation (BBC), la radio de l'Angleterre.

    1923 - Le 1er Juin, un service de radio voit le jour au Canadien National et il est installé dans l'édifice des messageries de la rue McGill à Montréal. Des récepteurs sont installes dans les wagons. Les voyageurs peuvent ainsi se tenir au courant des dernières nouvelles pendant leurs trajets.

    CKAC réalise sa première émission à l'extérieur de l'immeuble de La Presse.

    Le 14 Janvier , le directeur de la station CKAC annonce que les radiophiles pourront capter leur émissions à partir de 13 heures. À 14 heures , les lundis, mercredis et vendredis CKAC dédiait ses ondes à CFCF car les deux postes partageait alors la même antenne.

    Le 27 novembre, première liaison transatlantique dans les deux sens entre deux stations radioamateurs, l'une en Europe, l'autre en Amérique, sur ondes-courtes.

    1924 - Le 27 février , la compagnie ferroviaire , le Canadien National, inaugure CNRO, sa première station Ottawa (CNR pour Canadian National Railways et le O pour Ottawa). L'antenne qui s'élève sur l'édifice Jackson atteint une hauteur de 220 pieds. L'émetteur, fabriqué par la Northern Electric a une puissance de 500 watts, et, émet sur 690 kilohertz en attendant que CBF emprunte ce signal. Des récepteurs sont installés dans les trains de passagers qui peuvent écouter la radio d'un océan à l'autre.

    7 Novembre , le CN inaugure CNRA à Moncton. Un peu plus tard, cette station obtient la permission d'augmenter sa puissance à 850 watts.

    En cette année, l'on recense en Ontario douze stations de radio, le Québec six et, aux Etats-Unis, on en a compté plus de deux cents!. Tous ne survivront évidemment pas.

    1925 - On dénombre plus de 600 stations émettrices dans le monde.

    1926 - Création, aux États-Unis, de la National Broadcasting Company (NBC) par David Sarnoff.

    1927 - La Presse mentionne qu'il ont l'intention d'installer un nouvel émetteur de 5000 watts dans la ville de St Hyacinthe. Fini le partage de l'antenne avec CFCF!

    Le 1er juillet, les ondes canadiennes, par l'intermédiaire du premier réseau radiophonique du CN, relient le pays d'est en ouest.

    Accord International entre le Canada et les États-Unis sur l'attribution des fréquences, à cause de l'interférence.

    La radio unit le Canada d'est en ouest par une émission transcontinentale à l'occasion de la fête nationale.

    L'on dénombre 18211 permis pour appareils radio au Québec. Il en coûte un dollar le permis. Il faut mentionner qu'à ses début, Ottawa chargeait pour une licence de station radio réceptrice. Plusieurs s'installent alors clandestinement des antennes de fortune et enfreignent la loi fédérale. Ottawa sera obligé de céder et oublier sa taxe déguisée!

    1929 - CKAC a déménagé ses studios dans de nouveaux locaux, rue Ste Catherine ouest à l'angle de Metcalfe.

    1930 - Au début des années trente, on assiste, à Montréal, aux premières expériences de télévision au Canada.

    Le 28 octobre, création de la station CHLP (obtiens son permis) qui est la propriété du journal La Patrie et La Presse. Elle n'entrera en ondes qu'en 1932. La radio à bord des trains du CN ne fera pas grand feu, car c'est en 1930 que l'on abandonna le système.

    1931 - Marconi fonde Radio-Vatican.

    1932 - Mise en ondes de la station CHLP.

    Création de la Commission de la radiodiffusion canadienne (CRC) qui deviendra plus tard le CRTC.

    Le 22 juillet, Décès de Fessenden, aux Bermudes.

    1933 - CKAC s'affilie au réseau américain Columbia.

    La Commission de la radiodiffusion canadienne (CRC) se porte acquéreur des installations radiophonique du CN.

    On apprend que 100,000 voitures sont déjà équipées d'appareils radio aux États-Unis. Donc, malgré la gravité de la crise, la radio connaît de l'expansion.

    Au Québec, c'est vers 1933 que les téléscripteurs (télex) firent leur entrée dans les salles de nouvelles de nos stations radio.

    1936 - C'est l'année ou Maurice Duplessis prend le pouvoir a Québec. Pendant que le chef de l'Union nationale reprend à son compte le désir de doter la province d'une radio provinciale, la Société Radio-Canada est crée et prend en main les installations du CRC (qui avaient acquis les installations du CN).

    Le 2 novembre, Radio Canada prend officiellement possession des installations de la Commission de la radiodiffusion canadienne (CRC) qui avait acquis, en 1933, le réseau radiophonique du Canadien National. Ainsi, Radio Canada s'installe officiellement sur les ondes, utilisant l'indicatif CRCM (Commission de la Radio Canadienne à Montréal) et diffuse à partir de l'antenne de CFCF. Avec des revenus de $130,000 dès sa première année, Radio Canada se payera déjà le luxe d'un poste ambulant (car de reportage), et deviendra la « station de prestige » de Montréal.

    L'agence United Press, qui deviendra plus tard United Press International (UPI) offre un service aux stations radio. Les nouvelles sont spécialement rédigées pour les postes intéressés.

    1937 - Décès de Marconi, le 19 juillet, à sa villa de Grifone, près de Rome. Il était récipiendaire du prix Nobel.

    En cette année, l'on recensa vingt-six millions de récepteur radio aux États-Unis, quatre millions en France, autant en Allemagne et en Angleterre, quatre millions en URSS, trois millions au Japon et un seul million au Canada.

    Radio Canada change son indicatif pour CBF alors que la Société décide d'ériger des antennes à Contrecoeur.
    Voiçi quelques détails sur cette station. Voir aussi renvoi : (1)

    Dans les années 1936-1937, une équipe ayant pour chef l'ingénieur M.Gordon Olive est à la recherche d'un site idéal pour construire le futur émetteur de Radio-Canada.
    Le choix s'arrête sur Contrecoeur pour sa situation géographique et géologique. L'architecte D.Gordon McKinstry dessine les plans d'un palace tout blanc de style art déco qui sera érigé sur la ferme de M. Charles Tétreault. Les travaux de construction débutent le 10 juin 1937, sous la haute direction de M.Auguste Frigon, directeur adjoint de Radio-Canada.

    Un mot sur les installations.

    La chambre de contrôle est située au rez-de-chaussée. De son pupitre, l'opérateur peut surveiller les appareils et maintenir leur fonctionnement au maximum de leur rendement. Mentionnons les principaux : un oscilloscope à rayons cathodiques, un moniteur à cristal de quartz, des amplificateurs de basse fréquence et des appareils de radio-fréquence.

    On descend au sous-sol en passant par le garage; là se trouveent divers groupes essentiels : transformateurs, pompes pour le refroidissement des lampes, chafferie, etc. Un système d'aqueduc privé fourni une eau filtrée et traitée pour le refroidissement des tubes et l'usage domestique. Un abri antibombe construit en béton armé contient des vivres pour deux personnes et des instruments qui pourront servir à la transmission d'émissions si un conflit majeur éclate.


    La console de contrôle principale


    Une partie de l'émetteur



    Adossée au bâtiment, une sous-station reçoit l'énergie électrique à une tension de 30 000 volts qu'elle transforme à une tension de 460 volts. De quoi alimenter une petite ville !

    À l'extérieur, face au fleuve, se dresse une structure d'antenne impressionnante de 585 pieds (178,3 mètres) de hauteur. Le coût de ces installations se chiffre à 278 000$.

    Le samedi 11 décembre 1937, l'inauguration officielle se déroule en présence des honorables C.D. Howe, ministre du Transport et Ernest Lapointe, ministre de la Justice à Ottawa. Plusieurs autres invités de marque sont agréablement surpris par le modernisme de ce nouveau poste. En effet, avec sa puissance de 50 000 watts et ses équipements sophistiqués, ce nouvel émetteur est l'un des plus perfectionnés au monde. Mgr Anastase Forget, évêque de Saint-Jean, bénit les installations le 8 mai 1938 lors d'une autre cérémonie. Il est accompagné de l'Honorable M.J.-Arthur Cardin, ministre des Travaux publics du Canada. Plusieurs directeurs et employés de Radio-Canada sont présents.
    À cette époque, M.Léonard Spencer est l'ingénieur en chef, côté technique, de tout le réseau. M.Gilles E. Sarrault est en charge du poste de Contrecoeur en qualité d'ingénieur résidant. Au fil des ans, il sera aidé de plusieurs techniciens : MM. Léo Ducharme, chef, J.-Lucien L'Allier, chef, Bernard Thibault, Maurice Guimond, Pierre Dandois, Anselme Laperrière, Jean-Charles Garon, Jacques Soulières, Paul Boivert, Yves Bruchési, Gilles Paradis, Roch Simard, Roland Beaulieu, André Ste-Marie, Rémi Riendeau, et Idola Riendeau, concierge. Tous ont la lourde tâche de maintenir en ordre les nombreux appareils nécessaires à la transmission des émissions de Radio-Canada. Aucune interruption majeure n'est signalée, sans doute parce que tous les appareils fournissant le pouvoir sont installés en double.

    En 1939, la guerre éclate et on semble inquiets pour la sécurité du bâtiment: en particulier la grande fenêtre formée de cubes de verre. Dans une lettre, l'architecte McKinstry suggère à M.L'Allier de déposer des sacs de sable devant l'édifice afin d'arrêter les coups de feu s'il y avait une attaque sur la route.

    Octobre 1970, le Québec est en crise. Des menaces sont proférées on ne saurait dire par qui! L'Armée canadienne vient surveiller le poste durant 3 semaines. Les techniciens ne peuvent entrer pour travailler, des cadres de la maison-mère de Montréal exécutent le travail alors que dehors des militaires armés montent la garde.

    La Société Radio-Canada ferme sa station de Contrecoeur en 1971. Progrès oblige, Brossard est choisi pour y bâtir des installations plus modernes et automatiques. La tour démontée en une nuit est vendue pour la ferraille. L'émetteur est déménagé ailleur. Le terrain et la bâtisse sont vendus. Mais pour tous les Contrecoeurois qui passent par là, les ruines du palace blanc nous rappellent qu'il était construit pour résister ... même à une bombe atomique!




    Article et photos tiré d'une publication spéciale appellée : " J'ai souvenance ... - Hommage aux bâtisseurs de notre région", publié par le journal La Relève.



    1939 - En ce début de guerre, la radio atteint sa pleine réalisation en tant que moyen d'information. Le journalisme radiophonique a été crée grâce au travail des correspondants de guerre engagés par les stations radio.

    1941 - Au début de cette année, soit le 1er janvier, inauguration officielle du service des nouvelles de Radio-Canada.

    1942 - Au mois de mars, CBF (690 kilohertz) lance le radio-roman "Un homme et son pêché" tiré du populaire roman du même nom.

    1944 - Fondation du «BBM » (Bureau of Broadcasting Measurement). Les résultats du premier rapport du BBM se lisait ainsi:



    1.CKAC - 126 700

    2.CBF - 122 000

    3.CHLP - 67 000

    4.CFCF - 56 000

    5.CBM - 10 000
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    proutporut Re: Historique sur la radio

    Message par Carl Fiset le Dim 21 Jan - 23:50

    Le 1er Avril 1944, l'hebdomadaire «Radiomonde» annonce qu'une demande a été faite à Ottawa pour l'obtention d'un permis d'opération pour une nouvelle station de langue française dans l'île de Montréal. Ce poste serait établi a Verdun et aurais une puissance de 1000 watts. Il ne s'agissait nullement d'un poisson d'avril!

    1945 - Maurice Duplessis engage, le 13 mars, le débat sur la création d'une radio québécoise. Disposant d'une somme de $5 millions pour l'achat d'établissement et l'érection d'antennes.

    Puis, le 12 décembre, Joseph-Arthur Dupont, fonde la station anglaise CJAD (le J A D de l'indicatif étant les initiales de J.A. Dupont). Quelque part, après 1948, cette station est achetée par Standard Communications de Toronto.

    25 février, inauguration officielle du Service international de Radio-Canada.

    1946 - Au 3 novembre la station de Verdun est inaugurée: CKVL. Cette station sera à l'origine de grandes carrières: Oscar Peterson et Félix Leclerc.

    Les premières stations FM de Radio Canada, a Montréal et Toronto.

    1947 - CKAC commence a diffuser 24 heures par jour.

    En cette même année, on discute de l'opportunité de populariser la radio FM, c'est-à-dire en modulation de fréquence. Le départ de ce nouveau médium sera lent. En effet, 10 ans plus tard on recensera à peine une trentaine de postes FM.

    1952 - C'est le 6 septembre qu'entre en ondes la télévision. Radio Canada inaugure ses studios de ce nouveau média. Serait-ce le coup de mort de la radio ?

    1953 - CKAC se distingue avec la qualité de langue parlée. Il se voit décerner la médaille de l'Académie française, ce qui n'est pas une mince affaire.

    Toujours en 1953, fondation de CJMS, mais l'inauguration n'aura lieu que le 14 janvier 1954.

    1954 - Le 14 janvier, inauguration de la officielle de la station CJMS.

    1956 - À l'automne, est mis en ondes «Radio-Soleil», portant l'indicatif CHRS sur la fréquence de 1090 kilohertz. Cette station limite sa mise en ondes seulement du lever au coucher du soleil, afin de ne pas gêner la radiodiffusion, au Québec, d'une station de Baltimore (WBAL), au Maryland aux États-Unis.

    A partir de 1967, CHRS n'était plus qu'une station fantôme, hautement automatisée, dont le personnel se limitait a un gérant, un vendeur, un nouvelliste, un préposé aux disques et une standardiste. CHRS avait ses principaux studios à Longueuil, mais elle diffusait une heure ou deux depuis St Jean, comme il lui avait été stipulé par le CRTC. D'ailleurs les antennes se trouvaient dans cette dernière ville. La station fut définitivement mis hors des ondes vers la fin des années 80.

    1957 - La présidente de La Presse, signe un document autorisant la construction d'un nouveau transmetteur de 50,000 watts (50 kW) a St- Joseph-du-Lac.

    Également en 1957, CHLP (La Patrie) disparaît des ondes. Son propriétaire, les journaux La Patrie et a Presse, jugea que CKAC suffisait.

    Déposition du rapport Fowler qui recommande d'étendre les stations FM à travers le pays.

    1958 - Radio Canada inaugure son service Grand Nord et pousse ses ondes jusqu'à Yellowknife.

    1959 - Le 7 décembre, inauguration de la station anglophone CKGM-AM.

    C'est dans les années 60 que l'on a vu apparaître les "lignes ouvertes", les blocs d'informations, les éditorialistes et des animateurs plus agressifs.

    1960 - Début et mise en ondes de la station anglophone CFOX a Pointe Claire. Elle diffusera jusqu'en 1969 de la musique country, puis changera au genre populaire "top forty". Plus tard, l'indicatif sera changée pour «CKO news radio» et ne diffusera que de l'information, 18 heures par jour. La station fermera vers la fin des années 80.

    Inauguration expérimentale d'un réseau F.M. Toronto, Montréal et Ottawa.

    Le service du grand Nord de Radio-Canada commence à envoyer des émissions sur ondes courtes vers les lointaines régions du pays.

    1962 - Montréal voit naître le 21 décembre CFMB, une station multilingue de 10000 watts sur 1410 kilohertz.

    Au cours de la même année, en novembre, mise en ondes de CKLM de Laval sur 1570 kilohertz. CKLM fermera ses portes en 1994.

    1965 - Le 30 septembre, mise sur pied , à Montréal, de la station CJRM- FM sur 98,5 mégahertz. Située rue Cherrier, non loin du parc Lafontaine, elle n'a jamais réussie à retenir l'auditoire montréalais, malgré ses 100,000 watts. Fonctionnant avec seulement 4 employés, CJRM puisait ses informations a même les quotidiens n'étant pas abonnée aux agences de nouvelles. Après de nombreuse difficultés techniques et financières, CJRM devait se retirer le 24 Juin 1968.

    1966 - En novembre: ouverture officielle, sur le site de l'exposition universelle de Montréal, du Centre international de la radiodiffusion, exploité par la Société Radio-Canada.

    1967 - En cette année, quatre événements majeurs se produisent au Québec, ce qui ne manquera pas d'alimenter la radio; l'Exposition universelle, la visite du général de Gaule, le départ du cardinal Paul-Émile Léger et finalement la fondation du Mouvement Souveraineté-Association par René Lévesque.

    La station CKGM-FM, surprend le grand Montréal en changeant dramatiquement le genre de musique sur ses ondes. Depuis ses débuts, CKGM-FM diffusait de la musique douce. En 1967, elle se fait maintenant le véhicule de la contre-culture; CKGM-FM devient la première station "underground" au Québec.

    1968 - Création du CRTC, tel que nous le connaissons aujourd'hui.

    Fermeture , le 24 Juin 68, de la station CJRM (98,5 Mégahertz).

    En cette même année, la notion de radio communautaire au Canada pris forme. A Montréal, outre CINQ-FM, le projet de CHAR-FM voulait combler ce besoin d'un médium de quartier.

    1969 - Philippe de Gaspé Beaubien acquiert les intérêts de CKAC et plusieurs stations en province dont CHLT à Sherbrooke et CHLN de Trois- Rivières. C'est un nouveau départ, sous la gouverne du puissant groupe Power Corporation. De très artisanale qu'elle était au début, CKAC devient la station-mère d'un impressionnant réseau de postes de radio qui couvrent l'ensemble du Québec.

    Suite à une décision du CRTC, la station CKGM-FM devient CHOM-FM, afin de se distinguer de CKGM-AM. Le CHOM "d'underground" qu'il était a ses débuts, deviendra une radio à caractère progressif.

    Fondation, en septembre 69 de CFGL-FM, « une radio fleur bleue », sur 105,7 Mégahertz a Laval, par deux anciens employés de CKLM: Roland Saucier et Jean-Pierre Coallier. Le coût d'opération de cette station est alors un des plus élevé au pays, car il n'y a pas de station "AM" pour amortir les dépenses. Plus tard CFGL faisait l'acquisition de CIEL, une station longueuilloise, dirigée alors par Stéphane Venne.

    1970 - Le 5 octobre, début de la crise d'octobre. Les stations CKLM et CKAC seront alors engagées dans une vive concurrence.

    1972 - Création de la radio communautaire Radio Campus Laval.

    1973 - Le CRTC annonce les modifications du règlement sur le contenu canadien pour les postes privés de radio. On devra diffuser plus de disques « Made in Canada ». De ce fait, 65% des programmations musicales des postes du Québec deviennent d'expression française.

    1974 - CHOM avait l'intention d'équiper sa station en quadriphonie, mais le CRTC contrecarra le projet, prétextant avec raison, que la quadriphonie n'était pas suffisamment éprouvée.

    Également en 1974, malgré une faible diffusion, apparaît CINQ-FM (102,5 Mégahertz) avec un faible 7,5 watts. Cette station communautaire émet en 5 langues (français, anglais, portugais, espagnol et grec). Ainsi naquit Radio Centreville.

    Une autre station communautaire verra le jour, soit CHUT a Chicoutimi.

    1975 - Le CRTC étudie des requêtes (suite à un appel de demandes en 1974) dont celle proposant l'implantation sur la rive sud de Montréal d'une station FM semblable à celle de Jean-Pierre Coalier (CFGL), ce qui fut fait avec l'arrivée de CIEL-FM.

    1976 - CKLM déménage de ses studios de Montréal (rue Ste -Catherine) pour s'établir a Laval.

    CKVL-FM deviens CKOI-FM.

    Inauguration des stations CIME (99,5 MHz) à Ste-Adèle, CITE (107,3 MHz) à Montréal sur Ste Catherine, et CIEL FM (98,5 MHz) à Longueuil. À noter que CIME sera installé avec double antennes : l'une dans la région de Ste-Adèle et l'autre dans la région de Montréal.

    1978 - Jusqu'à tout récemment, l'empire Marconi (CFCF) était entre les mains de Multiple Access. Fin 1978, le diffuseur québécois Jean Pouliot a acheté pour la somme de 26 millions l'ensemble des installations de Multiple Access.

    1980 - C'est en 1980 que CKRK, la radio communautaire mohawk de Kahnawake voit le jour. La puissance est de 50 watts, ce qui lui permettait d'atteindre un auditoire très éloigné des limites de la localité.

    1984 - Le 8 mai, CJMS démontrait qu'elle était encore « Reine de la rapidité » par rapport à la télévision qui l'agaçait. À l'aide de son réseau RadioMutuel, la démonstration fut faite en terme de média de service était la pour rester. Ce jour, alors qu'un soldat en folie fit irruption à l'assemblée nationale, permit a la radio de tenir en haleine toute une population qui voulait en savoir plus long de minute en minute. Il va s'en dire qu'à Québec, André Arthur avait monopolisé les ondes de la station CJRP.

    Au Canada, une cinquantaine de station adoptent la diffusion AM stéréo, et au États-Unis le nombre dépassait les quatre cents stations. A Montréal, seules CJMS et CJAD diffusent en stéréo. CJMS a même mérité le titre de « première station francophone au monde à diffuser en AM stéréo ». CJAD changera d'émetteur en juin 84.
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    proutporut Re: Historique sur la radio

    Message par Carl Fiset le Dim 21 Jan - 23:51

    1994 - La radio, surtout AM, souffre de son âge. Elle n'est plus aussi populaire. En effet, vers septembre de cette année il y aura fusion entre deux grands de la radiodiffusion: TéléMédia et RadioMutuel qui ne formerons plus qu'un: RadioMédia. De ce fait, plusieurs stations quitterons les ondes, dont la très populaire station CJMS de Montréal.

    Bien que n'étant pas affiliée aux réseaux ci-haut mentionnés, la station CKLM de Laval fermera également ses portes et se retirera définitivement des ondes en cette même année.

    1996 - Le CRTC a récemment autorisé les stations AM et FM a retransmettre leur programmation régulière sur la bande « L » comprise entre 1452 et 1492 MHz , pour fins de diffusion numérique, connue sous l'acronyme de RAN pour Radio Audio Numérique. La sonorité sera la même que l'écoute d'un disque compact puisque le procédé est similaire.

    La fin des années 90 , particulierement depuis 1994, seront marquées par des changements majeurs au niveau de la radiodiffusion autant MA que MF.

    1997 ( ? ) - CFMB change de fréquence pour utiliser l'ancienne de CJMS a 1280 kHz.

    Une bataille s'engage vers 1996 pour obtenir la derniere fréquence MF disponible a Montréal. Voici le contenu d'un article du Journal La Presse du mois de septembre 1996 a ce sujet:

    UNE LICENCE POUR IMPRIMER DE L'ARGENT

    CKVL, CBF, Radio-Nord, CIBL, Jean-Pierre Coallier, Paul Tietolman et André Morrow se font la lutte pour la dernière fréquence FM à Montréal.

    À Montréal, le départ de la course à la dernière fréquence FM a sonné. Une dizaine de concurrents se disputent déjà la victoire. Car, comme on dit dans le milieu, une licence au FM, c'est une licence pour imprimer de l'argent.

    « Oui, la radio est en difficulté au Québec, mais pas à Montréal. Il n'y a pas un FM à Montréal qui ne fasse pas d'argent», affirme Richard Paradis, consultant en communication et en télécommunication.

    CKVL, c'est connu, veut passer de la bande AM à la bande FM. CBF690 souhaite elle aussi décamper du AM. CIBL réclame une antenne plus puissante. Jean-Pierre Coallier maintient son projet de radio de musique classique.

    Voilà pour les stations existantes. Mais il y a aussi de nouveaux joueurs: Radio-Nord, Paul Tietolman, André Morrow.

    Radio-Nord, propriétaire de deux stations FM dans les Basses Laurentides, quatre AM et deux autres FM en Abitibi, veut se lancer dans le style «nouveau country». Paul Tietolman caresse une idée semblable. Ce fils du fondateur de CKVL a investi un demi million dans son projet.

    André Morrow, lui, veut faire une radio pour les 15 à 21 ans. Une radio pour les jeunes à l'image des jeunes.

    Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) tiendra des audiences au début de la prochaine année pour attribuer cette dernière fréquence disponible (dans la région de Montréal) : le 95,1 FM.

    En attendant, les candidats ont jusqu'au 7 novembre pour déposer leur demandes. Les procédures ont été suspendues momentanément, le 31 juillet, à la demande du ministre du Patrimoine qui étudiait la possibilité de réserver les dernières fréquences FM aux AM de la SRC.


    Qui a les meilleures chances ?

    La question est maintenant la suivante: le CRTC privilégiera-t-il une station existante ou une nouvelle station ?

    Le consultatnt Richard Paradis croit que CKVL et CKAC n'ont pas de chance. Ils sont bien là où ils sont. « La vraie course,dit-il,va se jouer entre les demandeurs privés. » Paul Tietolman, André Morrow et Radio-Nord concoctent des projets susceptibles d'apporter du sang neuf sur les ondes. Actuellement, les stations existantes semblent toutes coulées dans le même moule. D'un côté, il y a ce qu'on appelle les « rock détente », CITE, CIEL et CFGL. De l'autre, les « rock jeune », CKOI, le numéro 1 et CKMF.

    Mais il ne faudrait pas croire que les AM vont accepter la défaite si facilement. Pierre Arcand, le grand patron de CKVL et CKOI-FM, croit en sa cause. « Notre gros compétiteur, c'est CKAC, dit-il. Or, CKAC possède un seul canal sans défaillance de 50 000 watts nuit et jour. Nous, on est aux prises avec un problème technique qui va en s'accentuant à cause de l'étalement urbain.»


    Le son est plus clair

    Dans les faits, CKVL est obligé de réduire sa puissance de son antenne le soir pour ne pas nuire aux stations de Philadelphie et de Boston, notamment, qui utilisent une fréquence voisine sur la bande AM. La raison? Les ondes voyagent mieux la nuit. « CKAC, ajoute Pierre Arcand, n'a pas ce problème parce qu'elle est la plus ancienne station en Amérique du Nord.»

    Sylvain Lafrance, directeur du réseau AM de Radio-Canada et des stations régionales, voit les choses autrement. Il veut passer au FM pour suivre la tendance. « On pense qu'il faut rejoindre un public plus varié pour s'acquitter correctement de notre mandat, explique-t- il. Le son est plus clair au FM et on sait que la jeunesse délaisse la bande AM.»

    CIBL avance d'autres arguments. Cette station communautaire de 315 watts aaspire à jouer dans les ligues majeures. Le dernier FM disponible à Montréal est une fréquence de 50 000 watts réservée à une station commerciale. « On estime qu'une radio communautaire francophone devrait être entendue d'un bout à l'autre de l'île, surtout quand on encourage, comme on le fait, les talents locaux », soutient Bertrand Roux.

    Jean-Pierre Coallier, lui, ne veut rien savoir du 95,1 FM. Il veut plutôt que le CRTC lui accorde le permission de déplacer une fréquence existante pour en faire une station de musique classique à Montréal. Il a fait une première demande de radio classique en 1975. Puis, une deuxième en 1985. Il en fait maintenant une troisième. Le problème, c'est que s'il gagne, le CRTC n'attribuera pas le 95,1 FM à un autre candidat. « Je ne pense pas que le marché soit en mesure de supporter une nouvelle station », dit M.Coallier.

    Paul Tietolman, est d'avis contraire. Selon lui, une nouvelle station pourrait créer un marché et attirer de nouveaux annonceurs. « Il y a un marché pour le nouveau country, assure-t-il. On peut developper des revenus qui ne toucheront pas les radio existantes.»

    Denis Bouchard, de Radio-Nord, partage cette opinion. « Partout en Amérique, le style nouveau country survit très bien, sauf au Québec parce qu'il n'est pas très développé, souligne-t-il. Nous voulons mettre de l'avant une stratégie agressive de développement des talents locaux. Il y a un paquet d'artistes qui n'ont pas d'antenne pour s'exprimer en nouveau country. Il est temps de le faire. Il se font dire "enlève ta stelle guitar si tu veux jouer sur ma station..." »


    La niche des ados

    André Morrow fait bande à part avec son projet de radio pour les jeunes. « On prétend qu'on a une niche, affirme-t-il. Les adolescents ont, en revenus directs, un milliard de dollars dans leurs poches. Actuellement, ce marché est très peu exploité. Les jeunes ne se retrouvent pas en terme d'identification dans les médias.»

    M.Morrow est catégorique: « Tous les annonceurs à qui on a parlé de notre projet nous demande quand est-ce qu'on ouvre. Ils sont prêts à allouer de nouveaux budgets parce que les jeunes forment une clientèle qui est en train de leur échapper.»

    Chose certaine, le CRTC ne fera qu'un seul gagnant. Mais les réquérants défaits pourront toujours revenir à la charge dans quelques années avec l'avènement de la radio numérique. L'implantation devrait débuter dans deux ans et se poursuivre pendant environ huit ans. D'ici là, les AM et les FM continueront à coexister.


    Article du journal La Presse, du samedi 28 septembre 1996.

    Auteure : Suzanne Colpron

    * * * Fin de l'article. * * *

    Finalement, le temps nous dira que c'est la Societé Radio- Canada qui emportera la magot. En effet, elle sera titulaire de la fréquence 95.1 MHz pour sa station française ainsi que de 88.5 MHz pour sa station de langue anglaise. Ce qui totalise 2 stations de langue francaise et 2 de langue anglaise pour un même diffuseur dans une même région.

    Radio Canada abandonnera donc ses émetteurs de 690 et 940 kHz pour passer uniquement sur la bande MF aux fréquences indiquées dans le paragraphe précédent.



    1998 ( ? ) - Finalement, Jean-Pierre Coallier obtiens sa licence pour sa station de musique classique.La popularité sans cesse grandissante de cette nouvelle station surprends tout le monde, M. Coallier le premier.

    Il est a noter que la station, dont l'indicatif est CJPX sur 99.5 est totalement automatisée sous technique numérique, autant pour la musique que pour la mise en ondes.

    A noter également que M.Coallier a dût déplacer les fréquences des stations CIME. (103.9 MHz)




    1999 - Métromédia CMR, maintenant propriétaire des stations CIEL (98.5), CKOI (96.9) et CFQR (92.5) sur la bande FM ainsi que CKVL (850), CIQC (600) sur la bande AM, a reçu l'approbation du C.R.T.C. d'utiliser les fréquences désertée de 690 et 940 kHz.

    Ainsi, le 14 décembre 1999, CKVL déménage sur 690 kHz et deviens une station de "nouvelles en continu" et sera connu sous "Info 690".

    Il adviendra la même chose pour CIQC qui déménage sur 940 kHz et deviendra "940 News".




    Renvois:


    Paradoxallement, « CBF » n’est pas un indicatif radio alloué officiellement au Canada, mais plutôt au Chili. Dans ce cas-ci, CBF est l’acornyme de « Canadian Broadcasting French ». Il doit y avoir une entente entre le Chili et le Canada pour utilisation de ce bloc d’indicatifs, car il existe présentement un « vrai » CBF, au Chili,mais cette dernière station en est une de la Garde Côtière de ce pays!

    (1) Les installations d’antennes de Contrecoeur (et non pas Verchères comme bien du monde le croyait) était le site de la station CBF ( 690 Khz ) de 1937 à 1971.

    Jusqu'à la fin des années 1980 (environ) , l’on pouvais aperçevoir les vestiges du bâtiment de ce temps révolu. Ce site d'émetteur était localisée aux limites des municipalités de Verchères et Contrecoeur, dans la courbe de la route 132, appellée à juste titre « la courbe Radio-Canada » où il se produisit nombre d’accidents routiers.




    Bibliographie pour ce document et quelques autres au menu des textes:

    L'aventure de la radio au Quebec
    Gilles Proulx
    384.54 P968a
    Éditions La Presse
    1979

    La radio d'hier a aujourd'hui
    Gilles Proulx
    384.54 P968r
    Éditions Libre expression
    1986

    De la communication a la télécommunication
    Gilles Willet
    384.W 713d
    Les presses de l'université Laval
    1989

    L'empire invisible,volumes 1 et 2
    Rens Jean-Guy
    384.0971 R421e
    Les presses de l'université du Québec
    1993

    La radio et ses inventeurs
    Jean-N. Paquet
    621.3841 P219r
    Édition: Naaman
    (cp 697, Sherbrooke, Qc, J1H 5K5)
    1980

    Des machines et des hommes
    Brunel Louis
    384.09714 B894d
    Édition:les dossiers de Québec science
    1978

    Divers documents d'Industrie Canada (télécommunications)

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