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    Michel Carrier: le succès sur la pointe des pieds

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    Carl Fiset
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    proutporut Michel Carrier: le succès sur la pointe des pieds

    Message par Carl Fiset le Ven 26 Déc - 16:10

    www.cyberpresse.ca

    Michel Carrier: le succès sur la pointe des pieds


    Patricia Cloutier, collaboration spéciale
    Le Soleil

    (Québec) Qui aurait pu croire que l'émission de radio qui rallie le plus d'auditeurs au quart d'heure à Québec est l'oeuvre d'un seul homme, seul dans son studio, qui pousse des classiques rétro, tout en annonçant les ventes-débarras le samedi matin? Personne. Pas même l'animateur du Brunch musical, Michel Carrier.

    Michel Carrier fait de la radio depuis 31 ans à Québec, mais presque toujours dans l'ombre, comme journaliste ou coanimateur. Quand il a pris la barre de l'émission du matin la fin de semaine à CFOM (102,9), en 2004, il ne pensait jamais atteindre des chiffres comme 57 000 auditeurs en moyenne au quart d'heure, selon les derniers sondages BBM.

    «C'est assez rare qu'un animateur à temps partiel a ces cotes-là! Et en plus, je ne me négocie même pas de salaire, je prends ce qu'ils me donnent!», lance l'animateur de 56 ans en riant de bon coeur.

    Quand il allume son micro, tous les samedis et dimanches matin, il retrouve le plaisir de parler aux auditeurs, qui le considèrent presque comme quelqu'un de la famille. Il épluche les communiqués des organismes communautaires et fait des souhaits de bon anniversaire. Il ne touche presque pas à l'information, surtout pas aux faits divers sordides.

    «Les gens se réveillent, planifient leur journée. Le samedi matin surtout, il y a de l'énergie dans l'air, ça bouillonne. De l'information, les gens en ont eu assez. Alors moi, j'adopte un ton qui est cool, convivial», explique M. Carrier. Mais ce qui fait le succès son émission, selon lui, c'est la musique. Entre 6h et 9h, elle est plutôt francophone et campée dans les années 60. De 9h à 12h, elle devient plus anglophone et est tirée des années 70 et 80. «On s'ajuste à nos auditeurs au fur et à mesure qu'ils se lèvent.»

    Reste que la popularité du Brunch musical, de même que celle de toutes les émissions de la fin de semaine à CFOM, laisse les dirigeants montréalais de Corus pantois. «À CFOM, on est à l'envers de tout le monde. C'est la fin de semaine qui est la locomotive pour les shows de la semaine», dit M. Carrier.

    Un timide

    Né à Québec, Michel Carrier a commencé à travailler à la radio à CJRP, en 1977. À cette époque, il a des études en sciences politiques en poche et un bon boulot au gouvernement, mais ça l'ennuie. «J'aimais la radio, mais je me disais que j'étais bien trop gêné pour faire ça», raconte-t-il. Des études au Collège des annonceurs radio télévision (CART) lui donnent la confiance nécessaire pour se lancer.

    Alors, le petit garçon qui écoutait les matchs du Canadien, la radio sur l'oreiller, et qui faisait des insolences au téléphone à ses voisins avec une petite enregistreuse est devenu animateur. En 1984, il quitte CJRP pour CHOI, avant d'être engagé à CHRC en 1986, où il commente des matchs de hockey et anime des tribunes téléphoniques de sports. C'est le beau temps des Nordiques et le beau temps du sport, qui occupait une grande part de la programmation à CHRC. Touche-à-tout, Michel Carrier travaille aussi dans des émissions d'affaires publiques et est journaliste aux faits divers.

    En 2000 toutefois, le couperet tombe. CHRC ferme sa salle des nouvelles, et M. Carrier perd son emploi. «J'ai été arrêté pendant un an, à regarder les choses aller et à me recentrer aussi sur ma vie, sur ce que j'aime faire. J'attendais mon tour, j'attendais qu'une porte s'ouvre pour mettre le pied dedans. Mais c'est drôle, j'avais l'intuition que je reviendrais en radio.» En attendant sa chance, qui viendrait en 2004, Michel Carrier a cumulé les petits emplois, comme à Télémag, où il anime toujours d'ailleurs une émission sur le golf et une autre sur l'habitation.

    Un cycle

    Aujourd'hui, il croit que sa vaste expérience dans divers domaines est un atout. Mais il ne se fait pas d'illusions. «En radio, il y a un cycle et je fais toujours attention à ça. Il ne faut pas prétendre qu'on est rendus au sommet et qu'on va rester là», dit-il.

    Peu importe, parce que Michel Carrier, qui dit avoir une vie «bien ordinaire», a d'autres passions : les voyages avec sa femme, voir ses fils de 25 et 27 ans, jouer au golf, au hockey et écouter de la musique, toutes sortes de musique. «Chez moi, je peux aussi bien écouter de la musique classique que des crooners ou Supertramp», dit-il. Et l'animateur, qui a un petit côté zen, ne s'en fait pas non plus pour l'avenir de la radio à l'heure où la musique sur Internet explose. «Y'a rien de mieux qu'une bonne radio où quelqu'un te parle pour vrai, en direct.» Pour justifier son propos, Michel Carrier parle d'un matin l'an dernier, dans une tempête de neige, où les gens l'appelaient pour s'informer de l'état des routes. «Ça les rassurait de voir que je m'étais rendu à la station.» Proximité avec les auditeurs, disait-on?

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