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    La télé vu par "Madame Louise"

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    Richard Larose
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    proutporut La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Mer 8 Sep - 22:50

    Elle est sans doute une des premières sinon la première à avoir fait le métier de chroniqueure télé. Louise Cousineau signera 50 chroniques pour les 50 ans de TV Hebdo. Voici sa première chronique:

    50 ans de télé: eh que ça change!
    J’aime la télévision. Dans le bon vieux temps, c’était un aveu qu’il était préférable de ne pas faire en bonne compagnie. La télévision, c’était pour les débiles mentaux.

    Je me souviens d’un article publié dans la très intellectuelle revue Liberté, où on avait demandé à de grands penseurs québécois de regarder chacun un téléroman et d’en faire la critique.

    Ce fut un massacre.

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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 18 Sep - 9:44



    Cette semaine, "Madame Louise" nous raconte l'aventure qu'était l'émission "Fort Boyard"


    J'ai toujours adoré les voyages et leurs surprises. Mais je n'en attendais pas autant quand, en 1993, le grand patron de TVA à l'époque, André Provencher, m'a invitée en France au premier tournage de Fort Boyard.


    Attention au vertige!
    Le concept: des vedettes doivent affronter leurs pires peurs dans une myriade d'aventures concoctées par des maîtres de la torture.

    L'avantage d'être journaliste, c'est de regarder passer la parade sans être dedans. L'observateur peut compatir aux souffrances des autres, mais il reste généralement à l'abri, sauf s'il est correspondant de guerre.

    Et voilà que je me retrouve dans un Zodiac, un matelas pneumatique à moteur, affrontant des vagues de trois pieds. Le sadique Provencher prend des photos de la journaliste terrorisée qui n'a qu'une minuscule poignée pour s'accrocher.

    On arrive enfin au but. Une construction sinistre, effrayante à voir. On débarque sur une plateforme. Je cherche l'escalier.

    Oubliez ça.

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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 25 Sep - 15:23



    Cette semaine c'est au tour de "Lance et compte" d'être scruté par "Madame Louise"


    On sait bien qu'amour rime avec toujours. Sauf dans la vraie vie. Mais à la télévision, média de l'éphémère où le spectateur veut toujours de la nouveauté, la carrière de Lance et compte étonne. Pierre Lambert et compagnie ont débarqué dans nos vies en 1986. Au siècle dernier, donc. Presque 25 ans plus tard, ils sont toujours là, et le peuple en redemande!


    Cet automne, le film va enfin débarquer sur les grands écrans. Avec notamment Georges Laraque, qui a été remercié du Canadien et s'est recyclé dans le végétalisme et la politique.

    À quand l'expérience 3D avec lunettes et écran géant? Avec rondelles qui vont nous arriver dans la face et scènes d'amour extra-brûlantes?

    Un projet ambitieux
    Au départ Lance et compte devait être un téléroman traditionnel en épisodes de 30 minutes. Tournés en studio comme de raison, avec quelques scènes de hockey. Dans la tradition radio-canadienne de l'époque.

    Mais Dieu merci, c'était aussi l'époque de la montée de la production privée, qui avait le privilège d'être largement subventionnée par les deux niveaux de gouvernement.

    Voilà comment le projet a pris de l'ampleur. Pierre Lambert ferait plus que raconter au téléphone qu'il avait compté trois buts.

    On allait le voir. Pas seulement le savoir.

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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 2 Oct - 13:00



    Cette semaine, Louise Cousineau souligne les émissions qui furent des "flops" malgrés les bons auteurs qui signaient leurs textes...


    Allez donc comprendre ce qui arrive à un bon auteur de télévision quand subitement il/elle écrit une œuvre insignifiante. Mauvais alignement des planètes? Manque d'inspiration passager? Mauvais entourage sur le plan de la production ou de la réalisation? Diffuseur trop mou pour dire non?

    Probablement un peu de toutes ces réponses.
    Puisqu'on oublie plus facilement les mauvais moments de la vie que les bons, les navets constituent un petit tas gris difficile à identifier dans le placard de nos mémoires.
    Remuons donc ces poussières que les auteurs voudraient bien faire disparaître de leur C.V.
    Des succès et un échec
    C'était en 1997. Réjean Tremblay, fort de son succès de Lance et compte, décide qu'il y a une autre série à tirer du hockey.
    Ce fut Le masque, en quatre épisodes, avec Patrice L'Ecuyer dans le rôle principal, celui d'un gardien de but.
    Rien de bon là-dedans, y compris Patrice L'Ecuyer, un artiste que j'admire et que j'aime. Je me rappelle avoir écrit qu'il jouait avec une rigidité telle qu'il avait dû avaler un bâton de hockey.
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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Dim 10 Oct - 12:50



    Cette semaine, le regard de "Madame Louise" sur la télé-réalité...ou la réalité à la télé...
    Être vu à la télé: tout le monde en rêve!

    Il y a ceux qui se plantent derrière un reporter qui fait son topo dans la rue et qui font des tatas à la caméra. Les heureux qui ont attrapé une rondelle au Centre Bell et qui sourient béatement de leur exploit. Heureux d'abord de ne pas avoir reçu le puck dans la face.


    Il y a aussi les voisins appelés à s'exprimer sur l'événement qui a attiré la télé dans leur rue. «Ç'est du monde bien tranquille, des bons voisins. Jamais on n'aurait pu penser qu'une telle chose pourrait arriver dans notre quartier!»
    Voilà des moyens classiques d'obtenir ses quelques secondes de gloire.
    La révolution technologique actuelle a fait faire des bonds de géant à la participation du public.
    Les nouveaux caméramans
    Tous les matins, LCN et RDI nous présentent un lever de soleil photographié ou filmé par téléspectateur dûment identifié. On ne le voit pas, mais son nom est là. Sorti de l'anonymat. C'est déjà ça.
    D'ailleurs, nos chaînes de nouvelles continues utilisent de plus en plus d'images tournées par tout un chacun. Cela va du bébé orignal en train de se noyer que des bons Samaritains parviennent à hisser dans leur chaloupe, aux flics énervés qui battent à tour de bras un pauvre hère sans défense.
    Je dois dire que j'apprécie tous ces nouveaux caméramans qui ont le sens de la nouvelle et le génie de partager leurs découvertes.

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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Mer 20 Oct - 22:30



    Cette semaine, madame Louise nous parle des quiz

    J'aime les jeux télévisés. Pas tous d'un même amour. Ma passion a atteint son zénith quand mon arthrite me faisait souffrir. Tant qu'à ne presque plus pouvoir bouger, allons-y pour le sport cérébral. Ça marche! Pour un moment, on n'a plus mal nulle part. Consonne, voyelle...

    Mieux encore pour le moral: il arrive au joueur écrasé sur son divan d'être meilleur que le concurrent à l'écran. Triomphe facile, j'en conviens. Le spectateur n'a pas le stress du studio et ses erreurs ne le rendent pas ridicule.
    Tout ça pour vous dire que j'ai passé un mois d'août moyen côté quiz. Il pleuvait souvent, ce qui m'a forcée à réintégrer mon Lazyboy à l'heure de l'apéro.
    Les animateurs de quiz et la télé jeunesse
    Misère à 17 h 30 à Radio-Canada. Au lieu de l'extraordinaire L'union fait la force, c'était Synchro. Avec un animateur jovialiste qui a fait ses classes à Vrak, le canal pour enfants. Où il est devenu une vedette. Le ton joyeux chef scout, très peu pour moi.
    En passant, les critiques télé devraient fréquenter plus la télé destinée à la jeunesse. La première fois que j'ai entendu le mot «écœurant» pour qualifier quelque chose d'extraordinaire, je n'en suis pas revenue. Une chroniqueuse de mode avait vu une robe écœurante. Une belle robe, expliquait-elle.
    À la recherche de l'origine de cette bifurcation linguistique, j'ai découvert qu'elle venait de Marc-André Coallier, qui a régné longtemps dans une émission jeunesse à Télé-Québec.
    Ailleurs dans la francophonie, écœurant signifie qui fait lever le cœur, repoussant, horrible.
    Allez donc comprendre quand quelqu'un vous dit qu'on a des leaders politiques écœurants...
    On peut bien être tout mêlés.
    Mais je digresse.

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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 30 Oct - 0:11




    Cette semaine il est question des séries qui disparaissent subitement

    Rien n'est plus insupportable pour un téléspectateur entiché d'une série que de la voir disparaître du jour au lendemain sans crier gare. Pas parce qu'elle est terminée, mais parce que le réseau qui la diffuse décide que ce n'est pas bon. Elle existe. D'autres pays la diffusent, mais pas le nôtre.



    La réaction est violente chez le téléspectateur frustré. Toutes les semaines, il a connu des moments d'extase et soudain, bang! On le prive de cette joie anticipée. L'équivalent du coït interrompu.

    Un déluge de plaintes

    Les plus ardents inondent le réseau coupable de ce crime de messages de protestation. Devant l'inertie, ils se tournent vers les chroniqueurs de télé. «Faites quelque chose!»

    L'abandon qui m'a valu le plus de courriers et de coups de téléphone a été celui de À la Maison-Blanche par Radio-Canada.

    On doit dire que ce fut un beau gâchis. Lancée durant les finales de hockey, la version française de The West Wing connut une diffusion erratique. Puis, Radio-Canada la programma à 23 h 30 le vendredi soir! Résultat: elle fut retirée de l'horaire pour manque d'auditoire.


    la suite ici


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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 13 Nov - 12:45



    Aujourd'hui, Madame Louise fait un retour sur l'historique technologique de la télévision...


    Ma fille avait autour de quatre ans quand elle m'a demandé s'il y avait de l'électricité quand j'étais jeune. Oui, ma chérie. Et il y avait le téléphone aussi!



    Je venais de découvrir que le passé pour un enfant est un vaste trou noir. Aujourd'hui, ma fille fait des recherches sur mille et un sujets. Sans doute parce que je n'ai pas réussi à satisfaire sa curiosité insatiable.



    La télé, c'était du sport!



    Tout ça pour vous dire qu'il y a 50 ans, lors de la fondation de TV Hebdo, la télévision était un sport. Éclopés s'abstenir.

    Le téléviseur était souvent installé dans un meuble en vrai bois, lourd à déplacer. Quand il neigeait trop dedans et que la grosse lampe cessait de fonctionner, il fallait faire venir un réparateur à la maison. Incidemment, les docteurs faisaient aussi des visites à domicile. Eh oui!



    Quand la télécommande n'existait pas...



    Pire encore, il fallait se lever pour changer de canal. Se lever, vous avez bien lu! On allait tourner la roulette. Lorsqu'on était de retour au fauteuil, le nouveau canal grésillait. Il fallait manœuvrer les oreilles de lapin pour obtenir une meilleure image. L'enfer total.

    C'était si long parfois qu'on parvenait à avoir une image claire juste comme le programme finissait.



    Être téléphage nécessitait de nombreux allers-retours entre l'appareil et le divan. Ma mère m'avait raconté qu'un de ses amis, rencontré la veille, avait la jambe dans le plâtre. Accident de ski? Non, il s'était enfargé dans sa table à café en allant changer de chaîne.


    La chronique complète ici



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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 4 Déc - 9:14



    Cette semaine, la nostalgie du drame et du rire sont au rendez-vous dans l'univers télévisuel de Madame Louise



    Vous savez ce que c'est avec la nostalgie: on a toujours peur qu'elle ne soit plus ce qu'elle était. Lors du dernier Gala des prix Gémeaux, la célébration du 25e anniversaire a provoqué chez moi une dure attaque de nostalgie.



    Il fallait que je revoie les deux derniers épisodes de Jamais deux sans toi, datant de décembre 1992. Pourquoi, après presque 20 ans, ce besoin irrépressible?



    Un retour dans le passé



    Souvent, j'ai repensé à la tentative de suicide de Dominique, la fille de Rémi et Francine Duval. Mais j'avais peur de revoir l'événement, que l'émotion ressentie à l'époque se soit affadie.



    Les Anglais ont une expression parfaite pour expliquer mon appréhension: «You can't go home again.» Les retours au passé sont souvent décevants. Revenant sur la rue où elle avait passé les neuf premières années de sa vie, ma fille a fait la moue: «Comme la rue est petite!»



    Peine d'amour



    J'ai inséré le premier DVD dans le lecteur en tremblant. J'ai attendu un bon moment avant de le faire démarrer. Simone Signoret a utilisé La nostalgie n'est plus ce qu'elle était comme titre de son autobiographie. Elle l'avait repéré sur une affiche anonyme sur un mur de Paris durant les événements de Mai 68.



    Dominique ne s'est jamais remise du départ inexpliqué de Francis Lafleur, le fils mal-aimé de la féministe Marie-Josée, la meilleure amie de sa mère, Francine Duval, et la bête noire de son père, Rémi. Après des mois d'absence, elle le revoit par hasard dans la rue. Elle l'aime toujours, et ce mufle lui fait croire qu'il l'aime aussi. Jusqu'à ce que Dominique découvre qu'il a ramené sa fiancée du Costa Rica.



    Elle pète les plombs. Elle se rend dans la tour où son père travaille, l'accuse de tous ses malheurs et se jette par la fenêtre.


    En 1992, il fallait attendre une semaine pour voir la suite. Cette patience, personne ne l'a aujourd'hui avec les coffrets DVD.


    La suite ici

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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 11 Déc - 13:00



    La télévision, c'est avant tout une image. Cette semaine "Madame Louise" nous en parle et débute le tout avec une observation faite par nul autre que le Président américain Richard Nixon avant son débat télévisé l'opposant à un certain J.F. Kennedy...


    En 1960, l'univers a découvert une nouvelle réalité. C'était lors du premier débat télévisé de l'histoire américaine. D'un côté, le républicain Richard Nixon et de l'autre, le démocrate John F. Kennedy. C'était le temps du noir et blanc. Juste avant d'entrer en ondes, Nixon s'est vu sur le moniteur et a dit en souriant: «Je devrais peut-être me raser encore.» Il ne l'a hélas pas fait.

    Séduire l'électorat

    À l'écran, il avait l'air d'un bandit, alors que Kennedy était un beau bonhomme séduisant. Nixon a perdu l'élection cette année-là. Le célèbre producteur d'information Don Hewitt, qui a créé l'émission 60 Minutes, allait ironiser: «La politique américaine est devenue un concours de beauté!»
    Avouez qu'avant la télé un politicien laid avait des chances de se faire élire. L'idole de mon père, Camillien Houde, un nationaliste ardent anticonscription pendant la Seconde Guerre mondiale, avait un nez énorme, ressemblait à un gros crapaud et a été élu à la mairie de Montréal. C'était la belle époque où la substance importait plus que l'apparence.
    La photo dans le journal était moins dévastatrice que l'image à la télévision. Le président François Mitterrand a dû se faire limer les incisives: à la télé, elles lui donnaient un look de rapace.
    J'ai commencé avec des exemples masculins. Mais sachez que pour les femmes, la moindre ride annonçant la vieillesse est souvent le commencement d'une descente aux enfers.
    Au rancart à 40 ans
    Le pire cas observé chez nous a été celui de Louise Arcand. Excellente chef d'antenne, elle avait réussi à remonter les cotes d'écoute du Téléjournal de 18 h à Radio-Canada. Mais voilà qu'un patron l'a convoquée pour lui annoncer qu'il fallait «rajeunir l'information». Louise Arcand avait 40 ans. Une jolie femme facile à regarder et agréable à écouter. Les téléspectateurs l'appréciaient.
    Sa remplaçante fut Marie-Claude Lavallée, 28 ans.

    la suite:

    http://www.tvhebdo.com/actualites-tele/la-tl-selon-madame-louise/449


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    Richard Larose
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Sam 18 Déc - 10:41



    Étant elle même une amoureuse des animaux et particulièrement des chiens, "Madame Louise" ne pouvait pas ignorer leur présence au petit écran.

    Je me suis amusée un jour à sonder mon entourage sur une question essentielle: quel est le chien le plus populaire au Québec?
    Sans étonnement, c'était Macaire. Le chien de Quelle famille!
    Dans les années 70, les Montréalais étaient majoritairement locataires. Avec des proprios qui n'entendaient pas à rire avec les chiens.
    Rue Saint-Denis au nord de Beaubien, deux chiens seulement reniflaient les arbres: Bingo Martineau et Fifi Rousse. Deux chiens de propriétaires, bien sûr! Pas très causants, d'ailleurs.
    Heureusement, les proprios n'étaient pas contre les enfants.
    Pas étonnant que l'arrivée de Macaire sur nos petits écrans ait causé un tel impact.
    La famille Bertrand-Lajeunesse était propriétaire de sa maison. Le beau golden retriever faisait partie de la famille, autant dans la vraie vie qu'à la télé.
    «Voyons donc, Macaire!»
    À la mort de Jean Lajeunesse, mes patrons m'ont demandé de rédiger un article sur lui. J'ai fait venir le dossier de photos.
    Sur la meilleure, toute la famille était réunie dans une grande chaloupe. Derrière, Jean Lajeunesse était au moteur, la cigarette au bec. Et devant, telle une figure de proue, Macaire souriait.
    Irrésistible.
    Le pupitrard ce soir-là était mon vieux copain Gilles Pratte. Comme d'habitude, l'espace était rationné. J'ai plaidé pour cette photo. Le résultat fut extraordinaire.
    On croyait entendre la voix profonde de Jean Lajeunesse dire: «Voyons donc, Macaire!»


    La suite ici

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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Mar 4 Jan - 16:23



    Cette semaine, Madame Louise fait un retour sur les revues de fin d'année...



    Avouez! Oui, on a des bons souvenirs des «Bye Bye»!


    C'était en 1990. Patrice L'Ecuyer, déguisé en Dominique Michel, s'est avancé à genoux. Sur ses cuisses, deux petites jambes chaussées de minuscules souliers rouges. À talons hauts. La salle s'est esclaffée devant ces petites jambes qui sautaient sur ses cuisses.
    C'était le premier Bye Bye en direct. J'étais dans la salle avec feu mon ami Michel Mainville, qui était technicien à CKAC. On a manqué de kleenex tellement on a ri aux larmes.
    Avec le temps, j'ai découvert que cette parodie des Détecteurs de mensonges est le sketch qui nous revient spontanément en mémoire quand on nostalgise sur le Bye Bye. Un souvenir visuel. «Te rappelles-tu les petits souliers rouges?» Patrice L'Ecuyer, à qui j'ai téléphoné pour me rafraîchir la mémoire, en a rajouté: Dominique Michel était déguisée en Michèle Richard. Ses trois affirmations:
    «Ceci est mon dernier Bye Bye
    «Mon mariage m'a pas coûté une cenne.»
    «Je suis une vraie chanteuse.»
    Les aléas du direct
    Les textes étaient de Jean-Pierre Plante, le conjoint de l'actuelle ministre de la Culture, Christine St-Pierre. Un drôle qui a signé des revues de fin d'année remarquables.
    Le pire: comme l'émission était en direct, plein de sketches dans la première partie de l'émission, avant minuit, n'ont pas été joués. Disparus dans le nirvana pour l'éternité. Il ne fallait pas rater le baiser de minuit, cette année-là entre le soldat Cloutier et Lasagne, les deux protagonistes de la crise d'Oka.
    Pire encore: Dominique Michel a eu de grosses palpitations en début de soirée. On a cru à la crise cardiaque. L'ambulance St-Jean a été appelée. Diagnostic: l'énervement du direct. Ç'aurait pu être son dernier Bye Bye pour vrai. Heureusement, la parodie des Détecteurs de mensonges passait après minuit. Patrice L'Ecuyer respire d'aise: «On a eu tout notre temps!»

    René Simard, qui avait été remarquable dans son premier Bye Bye, jouait le rôle de Patrice L'Ecuyer, à la surprise de plusieurs. Et Yves Jacques était René Simard.




    La suite: http://www.tvhebdo.com/actualites-tele/la-tele-vue-par-madame-louise/673
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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Dim 9 Jan - 12:58



    Cette semaine, Madame Louise nous fait remarquer que l'homosexualité à la télévision ne date pas d'hier et que maintenant, "sortir du placard" n'est plus nécessairement un suicide artistique...

    Comme il est loin, le temps de cet épisode célèbre du téléroman Le paradis terrestre où deux hommes s'étaient pris la main dans un ascenseur! Ce fut immédiatement l'ascenseur pour l'échafaud pour cette œuvre. Pas de jeux de mains, jeux de vilains à notre télévision nationale! On n'a jamais su la fin de l'histoire.

    Sortir du placard
    On en a fait du chemin depuis cette époque! Tous les dimanches soirs, Dany Turcotte est le fou du roi dans l'émission la plus populaire de Radio-Canada, Tout le monde en parle. Il est ouvertement gai, encore que son coming out a été forcé par André Boisclair dans la même émission.
    J'avais froncé les sourcils ce soir-là. Je n'aime pas les confessions obligées. D'accord, ce n'est pas l'Inquisition avec ses supplices, mais les aveux obtenus de force m'horripilent.
    La carrière de Dany n'a pas périclité, au contraire. Le voici en charge de La petite séduction, une série qui sillonne tous les recoins obscurs du Québec, où l'animateur est célébré. On sait que l'homosexualité est plus tolérée à Montréal qu'en région.
    Dany Turcotte est en train de faire plus pour l'acceptation de la différence que toutes les campagnes de sensibilisation. Un vrai missionnaire!

    La suite: http://www.tvhebdo.com/actualites-tele/la-tl-vue-par-madame-louise/529

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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

    Message par Richard Larose le Dim 30 Jan - 9:52



    Cette semaine, "Madame Louise" nous parle de ce que l'on pourrait considérer comme l'ancêtre de "La Petite Séduction" soit l'émission "Soirée Canadienne"


    Peut-être avez-vous vu le film La guerre du feu, dans lequel nos ancêtres de la préhistoire ont tellement peur de perdre le feu qu'ils viennent de découvrir qu'ils le conservent dans une petite boîte. Le jour où le gardien du feu échappe la boîte dans l'eau, trois gars partent à la recherche de la merveille disparue.
    J'ai dû voir 20 fois ce film de Jean-Jacques Annaud dont les dialogues sont des grognements, jusqu'à la rencontre de l'héroïne. D'une civilisation plus avancée, elle gazouille. Elle fera découvrir des choses extraordinaires à nos trois préhistoriques, depuis le feu qu'on peut allumer soi-même en tout temps en frottant deux morceaux de bois, jusqu'à la façon «moderne» de faire l'amour.
    Drôle, touchant et instructif. Et en plus, notre Grand Antonio national y joue un rôle de chasseur de mammouth.
    Un choc archéologique
    Si je vous en parle, c'est qu'en fin de semaine, j'ai ressenti un choc archéologique aussi émouvant en regardant un épisode de La soirée canadienne.
    Où est passé tout ce monde qui chantait, giguait et dansait des rigodons?
    Les plus étonnants sont les ados qui viennent giguer le corps raide, habillés en dimanche, sans sourire. Qu'ils ne sourient pas, c'est normal: nos ados actuels n'ont pas le sourire facile. Mais ces grands garçons sérieux suivaient une tradition ancestrale, accotant les vieux mononcles qui se décarcassaient devant nous.
    Leurs équivalents d'aujourd'hui s'envoient des messages sur leur iPhone, jouent à des jeux vidéo et ignorent généralement que des jeunes qui avaient leur âge giguaient dans les partys de famille d'autrefois.
    La soirée canadienne a été en ondes à Télé-7, à Sherbrooke, de 1960 à 1983 et a présenté des gens de 1300 villes et villages. Autrement dit, presque tout le Québec y a passé.
    Autre temps, autres mœurs
    Mais attention! L'émission avait beau nous promener partout, elle était toujours tournée à Sherbrooke dans les mêmes décors. Qui bougeaient parfois quand le rigodon était trop endiablé!
    Qu'importe: ce sont les représentants de tous ces bourgs qui fascinaient. Du plus vieux couple du village au spécialiste des chansons à répondre. Je vous conseille d'ailleurs d'aller sur le site de La soirée canadienne pour entendre M. Alfred Larivière, de Cap-Santé, dans son interprétation de Pour boire il faut vendre.
    N'étant pas familière de notre folklore québécois, j'ignorais tout le sexisme de cette toune. Pour boire, le gars va vendre la blouse, la jupe, les bas, etc., de sa blonde. Dans la salle, la foule répond avec enthousiasme, le sourire aux lèvres. Même les dames approuvent. Qu'en dirait la féministe Françoise David?
    Il s'est tourné 897 épisodes de la série. Hélas, encore une fois, les patrons de télé n'ont pas songé à conserver précieusement cet extraordinaire voyage au cœur de nos racines. Seulement 200 émissions sont encore regardables. On peut d'ailleurs les voir sur la chaîne Prise 2. L'usure des bandes d'enregistrement a fait disparaître les autres. Quel dommage!

    la suite: http://www.tvhebdo.com/actualites-tele/la-tele-vue-par-madame-louise/574

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    proutporut Re: La télé vu par "Madame Louise"

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